N° 239 - décembre 1998 - 9.50 €
ISSN : 1141-7137
A la veille du cinquantenaire de la mission archéologique française de Xanthos et du Létôon, nous sommes heureux de présenter pour la première fois au public un bilan général de l'exploration de ces deux sites, une ville et un sanctuaire religieux, qui comptent parmi les plus riches de l'Asie Mineure et ont été inscrits par l'UNESCO sur la lite du Patrimoine Mondial. Les habitants antiques de Xanthos, les Lyciens, ne sont guère connus du public, peut-être faute d'avoir laissé un grand nom dans l'Histoire, peut-être aussi parce que leur berceau, sur la côte sud de la Turquie, était, malgré son extraordinaire beauté naturelle difficile d'accès faute de bonnes routes jusqu'à une date très récente.
Pourquoi le culte de ce que les hellénistes appellent la ?triade apollinienne? (Léto, Apollon et Artémis) s'est-il implanté et a-t-il prospéré en Lycie ? Il y a encore trente ans, la réponse semblait claire : Léto était en fait une déesse-mère d'origine asiatique, et plus spécialement lycienne. Son nom même semblait apparenté au lycien ?lada?, qui signifie ?épouse? ou ?mère?. Et, malgré la mise en garde, il y plus d'un demi-siècle, de l'historien des religions Martin Nilsson (?Apollon n'était pas lycien?), certains attribuaient également à Apollon une origine anatolienne, voire mésopotamienne.
Auteur : Le Roy (C.)
Magazine : Dossiers d'Archéologie n° 239 Page : 38-1
Retour en haut