N° 251 - - 9.50 €
ISSN : 1141-7137
Les édifices du Moyen Age ont souvent conservé sur leurs parements de pierre des marques, abondantes ou rares. Certaines relèvent du graffiti : noms de visiteurs, pratique vigoureusement dénoncée par Victor Hugo dans un texte gravé par lui sur les ruines de l'abbaye de Villers-la-Ville (Belgique), signatures de compagnons (marques compagnonniques) ou signes laissés par des cheminots ; mais la grande majorité appartient au chantier de construction. L'absence de marques visibles ne signifie pas inexistence : à Saint-Nicolas de Gand, par exemple, la démolition du mur sud du transept a fait réapparaître, sur les faces cachées des blocs, des signes du XIIIe siècle. Dans ce vaste domaine qui relève objectivement de la sémiologie, les outils de la linguistique se sont révélés particulièrement adaptés à l'analyse des marques dites d'identité.
Auteur : Reveyron (N.)
Magazine : Dossiers d'Archéologie n° 251 Page : 78-81
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