N° 298 - Novembre 2004 - 9,50 €
ISSN : 1141-7137
Aussi loin que l'on puisse remonter dans l'histoire de l'Égypte pharaonique, le pouvoir royal se définit par rapport à son essence divine. Certes les textes tardifs sont plus prolixes sur les liens charnels qui unissent les dieux et les souverains, ainsi que sur l'âge d'or où les dieux régnaient sur Terre. Ainsi le naos de Saft el-Henneh, qui date de la dernière dynastie indigène (380-343), raconte le règne agité de Chou, héritier du démiurge héliopolitain Atoum, son décès et le couronnement de son fils héritier, Geb. Les dieux ont donc eu une vie dont celle des hommes n'est que le reflet. Des allusions à cette période se rencontrent déjà dans les Textes des Pyramides, dès le milieu du IIIe millénaire avant notre ère et le Canon de Turin, une liste répertoriant les règnes des souverains égyptiens jusqu'à la XVIIIe dynastie et datant du Nouvel Empire, citent d'abord les dieux, les esprits et les compagnons d'Horus, avant d'énumérer leurs héritiers humains.
Auteur : Valbelle (D.)
Magazine : Dossiers d'Archéologie n° 298 Page : 42-45
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