Dossiers d'Archéologie n° 250 du 01/02/2000
Numéro Normal  
Archéologie territoriale
Depuis plus de trente ans, la France explore son passé. Récemment, une concertation est engagée pour mettre en place les mécanismes de collaboraton entre les divers acteurs de l'archéologie tels les collectivités territoriales
 
Principaux articles référencés pour ce numéro
 
Seclin, 100 000 ans d'histoire Revillion (S.) Pages 8-11

Située à 11 km au sud de Lille et à 22 km de Tournai (Belgique), Seclin est une commune de moins de 12 000 habitants, dont le territoire couvre 1742 ha. C’est la première ville française de cette dimension qui crée en 1981 un poste d’archéologue territorial, puis en 1986 un centre archéologique. Celui-ci regroupe : un service du patrimoine historique et archéologique, un laboratoire de moulage et de restauration, un dépôt de fouille contrôlé par l’Etat et une antenne du centre d’études et de recherches préhistoriques de l’Université des sciences et technologies de Lille I.
Archéologie territoriale
 
Vieux Delacampagne (F.) Pages 12-13
Un projet de musée de site
En 1988, le Conseil général du Calvados, dans le cadre de sa politique archéologique et culturelle, a mis en place un vaste programme concernant le site antique de la ville d’Aregenua (aujourd’hui commune de Vieux) située à 12 km au sud-ouest de Caen. Ce programme établi à partir d’un dossier sur 10 ans prévoyait la fouille et la mise en valeur d’une vaste maison urbaine, l’acquisition de terrains en réserve archéologique foncière, des campagnes de prospection au sol, aérienne... et au vu de la richesse soupçonnable des vestiges enfouis ou fouillés au XIXe s., apparaissait déjà en filigranne la création d’un musée de site.
archéologie territoriale
 
Douai, cité des Flandres Demolon (P.), Louis (E.), Willot (J.-M.) Pages 16-19
De la campagne à la ville médiévale
Le Service Archéologique municipal de Douai a été créé en 1976 grâce à une conjoncture favorable, la reconstruction du musée archéologique détruit en 1944 et l’ouverture d’une grande fouille urbaine médiévale. En symbiose avec le service municipal, l’association ARKEOS a été créée en 1978. Elle a passé convention avec la ville de Douai pour ce qui concerne l’archéologie. Elle gère les fonds de l’archéologie douaisienne, salarie le personnel. Elle assure les publications, animations, formation professionnelle… L’association a aussi développé d’autres activités de restauration du petit patrimoine, de réinsertion de personnes en difficulté et de formation. Elle compte 30 à 70 personnes selon les projets.
archéologie territoriale
 
Service municipal d'archéologie de Lille Monnet (C.) Pages 20-23
Emergence des villes en Flandre
Lille, dont le territoire totalement urbanisé s’étend sur plus de 2000 hectares, est le centre d’une vaste métropole dont le dynamisme rejailli sur la promotion immobilière et l’aménagement urbain en général, engendrant le traitement annuel de plusieurs dizaines de projets comportant un ou plusieurs niveaux de sous-sol.
archéologie territoriale
 
La tour Boileau Fémolant (J.-M., Goret (J.-F.) Pages 24-27
Une opération de valorisation
Mener une politique globale de protection de son patrimoine est un des objectifs majeurs de la Ville de Beauvais. A cet effet, le service archéologique municipal a été créé et développé. La mise en valeur du site de la tour Boileau, ouvrage protégé et inscrit sur l’Inventaire des Monuments Historiques depuis 1930, en est la parfaite illustration. La rénovation et la protection du patrimoine beauvaisien permettent ainsi à un large public d’accéder à ses richesses et à leur histoire.
Beauvais archéologie territoriale
 
Château-Thierry Blary (F.), Durey-Blary (V.) Pages 28-29
Complexe culinaire médiéval castral
Le Service du Patrimoine de Château-Thierry, service municipal, regroupe une unité d’archéologie, comportant un laboratoire d’étude et un dépôt de fouilles, une unité de restauration, contribuant à l’entretien courant du château ainsi qu’une unité d’animation pour les visites guidées et les scolaires.
castral archéologie territoriale
 
Nouvelle approche du castrum de Noyon Lacroix (M.-C.) Pages 30-33

Si la ville de Noyon (15000 habitants) est réputée pour la richesse de son patrimoine bâti, dont le quartier cathédral est l’un des fleurons, elle est aussi un site archéologique remarquablement préservé. Elle recèle en particulier des vestiges de la courtine du rempart gallo-romain dont l’identification n’est pas toujours aisée. Pour mieux connaître cet ouvrage défensif, le service archéologique municipal vient d’engager une nouvelle étude.
archéologie territoriale rempart
 
Espaces publics urbains Maliet (V.) Pages 34-37
Archéologie et aménagements
Chacun a pu mesurer l’ampleur des recherches effectuées à Valenciennes, cité au riche patrimoine historique. Archéologia, dans son numéro de juin 1999, s’est fait l’écho de dix années d’archéologie urbaine. Deux actions particulières concernaient directement la Ville. De quelle manière la question a-t-elle été appréhendée ? Quel peut être en ce domaine le rôle spécifique d’un service archéologique territorial ? Comment cherche-t-on à rendre au public les témoins d’un Patrimoine encore présent dans la mémoire collective ?
Valenciennes archéologie territoriale
 
Le programme Bassée Mordant (D.) Pages 38-41
Seine-et-Marne
Le programme archéologique préventif consacré aux carrières de granulats alluvionnaires de la Bassée a pris le relais d’une longue activité associative, à partir de la fin de la décennie 80.
archéologie territoriale
 
Le renouveau des études antiques Dufaÿ (B.) Pages 42-45
Yvelines
Un des principaux axes de recherche du Service archéologique départemental des Yvelines concerne l’occupation antique du territoire. Grâce à la continuité des équipes, deux types d’approche sont utilisés ensemble depuis une quinzaine d’années : la fouille de certains sites et la prospection intensive. La fouille est considérée comme un “zoom” sur la réalité plus ample, mais plus floue, fournie par les enquêtes de prospection.
archéologie expérimentale
 
Archéologie territoriale Hadjouis (D.) Pages 46-49
L'apport de la paléoanthropologie
Les vingt années d’une archéologie préventive réalisées dans le département du Val-de-Marne par le laboratoire d’Archéologie, correspondent à la prise de conscience de son importance, en particulier en Ile-de-France, à une époque où les fouilles programmées représentaient la panacée dans le paysage archéologique national. Aujourd’hui, la paléoanthropologie comme toute autre science connexe a montré que cette discipline était d’un apport fondamental et du plus grand intérêt pour la connaissance des populations disparues.
Val-de-Marne
 
Archéologie et patrimoine en Isère Mazard (C.), Montjoie (A. de) Pages 50-53

Issue de la fusion, en 1989, de l’ancien C.A.H.M.G.I, service municipal créé en 1978, et du Musée Dauphinois, la Conservation du Patrimoine de l’Isère (C.P.I.) réunit, aujourd’hui, en son sein, outre des archéologues (cinq), des conservateurs de musée (cinq), un conservateur du pré-inventaire et des AOA, un architecte spécialisé dans l’architecture ancienne et traditionnelle, des animateurs du patrimoine, toute une équipe de techniciens – entre autres, dessinateur, photographe, cartographe – et d’agents administratifs. C’est dire que l’archéologie qui s’y pratique encore s’insère dans un ensemble de missions, toutes liées au patrimoine pris dans sa globalité et vouées, en principe, à s’exercer en synergie.
Archéologie territoriale Moyen Age
 
Zones de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager Le Goffic (M.) Pages 54-57
Finistère
L’occupation du sol par l’homme remonte, selon les endroits, à des dizaines, voire des centaines de milliers d’années. Les générations qui se sont succédé y ont laissé d’innombrables témoins qui contribuent à constituer le patrimoine préhistorique, protohistorique et historique du pays. L’idée de conserver et protéger ce patrimoine n’est pas nouvelle et, après quelques initiatives particulières anciennes, on doit à F. Guizot puis à L. Vitet et P. Mérimée la rédaction des premières directives à l’origine du Service des Monuments Historiques, qui seront suivies de la loi du 31 décembre 1913, puis de celle du 2 mai 1930, auxquelles se rapportent de nombreux décrets, arrêtés, circulaires... Rappelons que le classement au titre des Monuments Historiques ou l’inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques engendre un périmètre de protection arbitraire d’un rayon de 500 m et que tout projet situé dans cette aire de protection est soumis à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France.
archéologie territoriale
 
L'archéologie de la Ville de Chartres Joly (D.) Pages 58-61
Un quart de siècle d'une recherche continue
Le programme de recherche archéologique sur la ville de Chartres s’est mis en place, dès 1975, autour d’un employé municipal, assisté, à partir de 1978, par l’ADAUC (Association pour le Développement de l’Archéologie Urbaine à Chartres). Il se déroule désormais dans le cadre de la Maison de l’Archéologie.
archéologie territoriale
 
Jublains Naveau (J.) Pages 62-65
Gérer un site départemental
En 1988, le Département de la Mayenne a créé un service d’archéologie avec un objectif prioritaire : gérer la ville romaine de Jublains. Un programme alliant la recherche, la restauration des monuments et l’information du public a été défini. Bilan au bout de dix ans.
archéologie territoriale
 
Un centre d'archéologie et du patrimoine pour une capitale antique Chardron-Picault (P.) Pages 66-67
Autun
Un long passé de recherches est à la fois une richesse pour une ville, mais aussi une difficulté pour rassembler toute la documentation. De plus, en contexte urbain, la multiplication des aménagements, et donc des fouilles, au cours de ces dernières décennies, a entraîné une augmentation très importante du mobilier archéologique. En créant un Centre d’Archéologie et du Patrimoine, la ville d’Autun cherche à valoriser son patrimoine grâce à un équipement parfaitement intégré à la politique culturelle locale et qui établit une synergie entre chercheurs et institutions.
archéologie territoriale
 
La restauration Deybert-Persignat (D.), Moirin (A.) Pages 68-71
Bourges
L’accumulation exponentielle des “archives du sol”, due notamment au développement de l’archéologie de sauvetage, sans la mise en place des structures, des compétences et des moyens nécessaires à la transmission de ce patrimoine, est aujourd’hui l’un des problèmes majeurs de l’archéologie française. Or, la conservation est une responsabilité fondamentale d’un service d’archéologie, avec pour objectif d’inscrire les séries mobilières dans la durée, de les rendre accessibles aux chercheurs et d’en favoriser la présentation publique la plus large.
recherche conservation présentation publique archéologie territoriale
 
Archéologie et monuments historiques Prigent (D.), Hunot (J.-Y.) Pages 72-75
Maine-et-Loire
Depuis 1980, les interventions archéologiques sur les monuments historiques de Maine-et-Loire accompagnées de l’analyse des parties en élévation, permettent de mieux retracer l’évolution des techniques de construction.
archéologie territoriale
 
Des cols alpins au couloir rhodanien Serralongue (J.), Pinard (G.) Pages 76-79
Haute-Savoie
Dans les Alpes du Nord, plus que dans toute autre région, reliefs et phénomènes naturels ont longtemps conditionné l’occupation humaine.
archéologie territoriale
 
Parthenay Cavaillès (M.) Pages 80-83
La carte archéologique de la commune sur le web
De par son histoire, Parthenay, petite sous-préfecture de 10 000 habitants du département des Deux-Sèvres, était un lieu propice pour la mise en œuvre d’une politique patrimoniale d’envergure. La ville, née d’une seigneurie médiévale, centre d’un pays appelé Gâtine, joua un rôle important dans les guerres franco-anglaises du début du XIIIe siècle. De ce Moyen Age florissant restaient au début des années 80, tours, églises, château, maisons à pans de bois, qu’il fallait sauver et restaurer. Le grand attachement des parthenaisiens à leur patrimoine soutint alors une politique communale volontaire. Depuis, le centre historique de la cité est classé Secteur Sauvegardé par arrêté ministériel du 5 novembre 1991; la création d’un service archéologique et patrimonial permit aussi de poursuivre et d’organiser l’effort déjà accompli : plus d’une centaine d’opérations de fouille ont permis de mieux faire connaître le visible et l’invisible enfoui dans le sol. Cet acquis scientifique a ainsi donné lieu à un D.E.P.A.V.F. actuellement en cours de publication.
archéologie territoriale
 
Archéologie en Aveyron Gruat (P.). Pages 84-87
Bénévolat et professionnalisme
Le département de l’Aveyron, situé sur la façade sud-ouest du Massif central, dans la partie nord de la région Midi-Pyrénées, jouit depuis le milieu du XIXe siècle d’une longue et intense tradition de recherche archéologique. Cette dernière explique sans doute le dynamisme actuel d’une discipline caractérisée par une forte implication de bénévoles compétents et de rares professionnels locaux, réunis par une même passion et soutenus par le Conseil général. Un exemple qu’il n’est pas inutile d’expliciter et peut-être de méditer.
archéologie territoriale
 
Marseille, le dépôt archéologique Bouiron (M.), Boisséson (L. de) Pages 88-91
Au cœur d'un service archéologique de collectivité
Inscrite dans le sol, la mémoire d’un territoire, reste souvent inconnue. Seule l’archéologie permet de la découvrir et de la restituer au plus grand nombre. Afin que les générations futures puissent y avoir accès, il importe de conserver ces traces du passé. Cette mémoire archéologique est double puisqu’elle s’inscrit aussi bien dans les objets découverts en fouille que dans les notes et documents réalisés par les archéologues eux-mêmes.
archéologie territoriale
 
Musée de l'Arles Antique Sintès (C.) Pages 92-95

Depuis la création du Musée Public d’Antiquités le 7 décembre 1784, les collections archéologiques arlésiennes n’avaient jamais pu être montrées au public dans leur intégralité et de façon chronologique. L’importance des collections et surtout le manque de place ont toujours empêché cette réalisation. C’est chose faite depuis 1995.
archéologie territoriale mosaïques
 
Service archéologique de Ruscino Marichal (R.) Pages 96-99
Perpignan
En 1946, la Ville de Perpignan engage un jeune archéologue autodidacte, Georges Claustres, pour effectuer des fouilles sur le site de Ruscino à Château-Roussillon. Jusqu’en 1974, M. Claustres va fouiller et étudier les abords du forum, recenser de nombreux sites sur le territoire de la commune et accumuler une documentation importante sur la commune et sur le département des Pyrénées Orientales.
archéologie territoriale
 
L'archéologie dans une petite ville du Sud CARRAZÉ (F.) Pages 100-103
Saint-Maximin
Haut lieu de la chrétienté puisque la légende provençale fait débarquer sur la côte de Camargue Lazare qui évangélise Marseille, Marthe de Tarascon, les saintes Marie de la mer Jacobé et Salomé et leur servante Sara, Maximin premier évêque d’Aix et Marie-Madeleine qui, après avoir vécu sa pénitence dans une grotte de la Sainte-Baume toute proche, s’y fera inhumer, la ville de Saint-Maximin est également riche de vestiges archéologiques de toutes époques. Pour gérer cet extraordinaire patrimoine, la présence d’un archéologue local est impérative.
archéologie territoriale
 
De la fouille préventive à la recherche scientifique Nin (N.) Pages 104-107
Aix-en-Provence
Restée longtemps “la belle endormie”, Aix-en-Provence a connu, ces quinze dernières années, un développement urbain tout à fait remarquable. Chantier permanent, la ville est de ce fait aussi le théâtre de recherches archéologiques continues qui ont porté sur tous les secteurs de l’agglomération et sur toutes ses périodes d’occupation. Ce sont ces recherches qui sont à l’origine de la création du Service Archéologique municipal, en 1988. C’est à elles également que ce dernier a choisi depuis dix ans de consacrer l’essentiel de son activité. L’archéologie préventive aixoise est ainsi toujours replacée dans une perspective de recherche sur la formation de la ville et son évolution.
archéologie territoriale mise en valeur du patrimoine
 
Fréjus antique redécouverte Gébara (C.) Pages 108-111

Fréjus a été parmi les premières communes de France à créer un service archéologique municipal, en 1982. Constitué à l’origine par trois personnes, ce service a été chargé d’assurer des missions scientifiques et administratives, précisées dans une convention établie avec le Ministère de la Culture : établissement et mise à jour de la carte archéologique de la commune ; prospections, sondages, fouilles d’urgence ou programmées par le Service Régional d’Archéologie (ancienne Direction des Antiquités) ; classement, entretien et préservation du matériel archéologique ; publications concernant les opérations effectuées ; instruction de tout dossier administratif touchant à l’archéologie (permis de construire, P.O.S., etc.…) ; de manière générale, promotion de l’archéologie à Fréjus (conférences, expositions, etc.) ; liaison avec le Service Régional d’Archéologie pour tout problème archéologique, ou concernant les monuments historiques et le patrimoine.
archéologie territoriale
 
Le port romain de Toulon   Pages 112-115
Découverte d'une histoire
Sur Telo Martius, les sources sont très pauvres : quelques mentions dans l’Itinéraire Maritime d’Antonin, dans la Notitia Dignitatum et dans les actes des conciles, moins d’une dizaine d’inscriptions, aucun monument en élévation. Jusqu’à ces vingt dernières années, le passé antique de Toulon ne semblait pas à la hauteur du devenir historique de ce grand port. Pourtant cette agglomération sans statut n’était pas sans importance, mais redécouvrir son histoire fut une longue aventure qui nécessita une présence constante sur le terrain, une action psychologique auprès des élus et l’organisation de cinq grands chantiers de fouille.
archéologie territoriale Telo Martius
 
L'archéologie vecteur de développement local Lugand (M.) Pages 116-119
Loupian
Le patrimoine n’est plus seulement un enjeu culturel. Pour de nombreuses collectivités territoriales l’étude et la restauration des vestiges du passé sont devenus un moyen de développer l’activité touristique ou de valoriser l’image de marque des produits locaux. L’exemple de Loupian, petite commune de l’Hérault (1500 habitants), illustre cette nouvelle tendance.
archéologie territoriale
 
Archéologie territoriale Comment construisait-on au Moyen Age

 
Sommaire dossiers-archeologie.
 
Dossiers d'Archéologie n° 250 est un magazine des Editions FATON.