Dossiers d'Archéologie n° 243 du 01/05/1999
Numéro Normal  
Empires perses
Ce numéro passe en revue les dernières données de l'histoire et de l'archéologie récoltées sur l'Iran du IIIe s. av. au VIIe s. ap. J.-C. D'Alexandre le Grand, le jeune souverain macédonien devenu le monarque le plus puissant de l'Antiquité, aux rois sassanides qui se voulaient les héritiers du grand Cyrus, l'ancien royaume des Perses a connu toutes les vicissitudes des grandes destinées.
 
Principaux articles référencés pour ce numéro
 
Les débuts de la domination macédonienne en Iran Briant (P.) Pages 2-5

Monté sur le trône macédonien en 336, à peu près au moment où Darius III succédait à Arsès/Artaxerxès IV, Alexandre prit l’offensive contre l’empire perse au printemps 334. A cette date, le lointain descendant de Cyrus le Grand régnait sur des espaces immenses entre Indus et Méditerranée, entre Syr-Darya et première cataracte du Nil.
Alexandre, empire perse
 
Les inscriptions grecques d'Iran Rougemont (G.) Pages 6-7

Très nombreuses en mer Egée, en Asie Mineure, au Proche-Orient, en Egypte, les inscriptions grecques sont très rares en Iran : quelques dizaines actuellement, dont plus de la moitié du seul site de Suse. Mais, à coup sûr, elles n’ont jamais été nombreuses : la domination grecque en Iran a été courte, moins d’un siècle. Dans l’ouest de l’Iran, les dernières inscriptions attestant la domination des rois séleucides datent du milieu du IIe siècle. Et c’est sur l’époque des rois séleucides – disons plutôt : sur les Grecs installés en Iran sous les rois séleucides – que les inscriptions grecques d’Iran renseignent d’abord. D’abord, mais pas seulement, il s’en faut de beaucoup, on le verra.
Rois séleucides, grecs
 
Alexandre en Gédrosie Sanlaville (P.) Pages 8-11
Période grecque
Lorsque, sous la pression de ses soldats, Alexandre décida de renoncer à son expédition en Inde et de rentrer à Suse, le gros de son armée repartit par le nord, Néarque, le commandant de la flotte, fut chargé de reconnaître la côte entre l’Inde et la Mésopotamie et Alexandre rentra par la Gédrosie, avec, d’après Arrien, quelque dix à douze mille soldats accompagnés de femmes et d’enfants. On sait qu’Alexandre est parti à la fin du mois d’août 325 et qu’il a mis 2 mois pour atteindre Pura (Iranshahr), alors que Néarque a pris la mer fin octobre et a suivi la côte de très près, trouvant chaque soir un mouillage pour la nuit. L’un et l’autre rencontrèrent dans la traversée de la Gédrosie un certain nombre de difficultés qui seront brièvement évoquées ici, à la lumière de ce que l’on connaît du sud du Makran pakistanais actuel.
Pakistan
 
Les échanges par la voie maritime du golfe Persique Haerinck (E.) Pages 12-13

Les échanges maritimes dans le golfe Persique remontent au Néolithique (Ve/IVe millénaires av. J.-C.), car de la céramique mésopotamienne de la culture d’Obeid a été trouvée tout le long la côte arabe du golfe Persique. A partir du IIIe millénaire des contacts à longues distances sont bien attestés entre la Mésopotamie et la civilisation de l’Indus, par la côte arabe du golfe Persique, de même que des relations nord-sud entre l’Iran et la péninsule d’Oman. Des textes mésopotamiens mentionnent le pays de Dilmoun (Bahrain et l’Arabie du Nord-Est) ou celui de Magan (la péninsule d’Oman) ; il existait à Suse un temple d’Enzak, divinité dilmounite. Ailleurs, les contacts interrégionaux sont illustrés par des objets.
commerce, diffusion du christianisme
 
L'Hyrcanie Lecomte (O.) Pages 14-17
Entre plateau iranien et steppes d'Asie centrale
Dès la fondation des empires centralisés, à partir de la période achéménide, l’Hyrcanie, au nord-est de l’Iran, a constitué un enjeu stratégique majeur pour l’accès qu’elle fournissait aux vastes steppes d’Asie centrale. Domaine de groupes humains mouvants menaçant les frontières septentrionales des empires par leurs incursions et infiltrations, l’Hyrcanie a fait l’objet d’un contrôle constant de la part des différents souverains et notamment aux périodes parthe et sassanide.
Iran, mur d'Alexandre, Gorgân, Dehistan
 
Les Portes de Fer près de Derbent Rakhmanov (S.) Pages 18-19
Sur la route de Bactres à Samarcande
Les défilés, également connus sous le nom de “Portes”, ont de tous temps constitué les articulations des voies de communications. Ceux qui ont pris le nom de “Portes de Fer” désignent à la fois des passages particulièrement étroits et des limites de pays. Ainsi, comme le note en 1404 Clavijo, ambassadeur du roi de Castille auprès de Tamerlan, l’empire de ce dernier comporte à ses extrêmes deux lieux homonymes associés à des villes du nom de “Derbent” : l’un au Caucase, sur la côte ouest de la Caspienne, l’autre au sud du territoire de Samarcande, dans les monts Bajsun de l’actuel Ouzbékistan.
Ouzbékistan, Tamerlan
 
La route de la soie entre l'Iran et la Chine Azarpay (G.) Pages 20-23
Premier millénaire ap. J.-C.
La Route de la Soie est la voie commerciale comprenant plusieurs itinéraires qui, sur plus de 7000 km, reliaient la Chine et la Méditerranée orientale au Ier millénaire de l’ère chrétienne. C’est l’époque où la soie chinoise est le principal produit d’échange sur ces routes qui traversent hautes montagnes et déserts du cœur de l’Asie. Lors de son âge d’or, cette route légendaire est une liaison majeure entre les grandes civilisations du monde connu, grecque, romaine, perse, indienne et chinoise. Elle est aussi le vecteur d’idées dans différents domaines, technologie, littérature, philosophie, religion et arts. C’est aussi le long de cette route que christianisme, manichéisme, bouddhisme et plus tard l’Islam se transmettent à l’Asie centrale et à l’Extrême-Orient, où ils devaient ensuite se répandre.
Itinéraires, Sogdiane, Turkestan oriental
 
Ostraca, papyri et parchemins Gignoux (P.) Pages 24-25
Histoire économique de l'Iran ancien
Parmi les sources épigraphiques dont on dispose pour la connaissance de l’Iran pré-islamique, les ostraca (tessons ou morceaux de jarres brisées) et les papyri (feuilles de papyrus utilisées en Egypte et en Mésopotamie, à ne pas confondre avec les parchemins ou peaux animales dont on se sert davantage en Iran) ne sont pas négligeables. Quoique sans aucune valeur d’un point de vue esthétique, ces documents constituent pour l’historien une réelle richesse documentaire, en matière économique spécialement, d’autant plus que les Iraniens n’ont à date ancienne presque rien écrit, mises à part les inscriptions rupestres gravées par les rois achéménides et sassanides, surtout dans le Fârs et la Susiane.
Parthes, Nisa, sassanide
 
Monnaies et sceaux sassanides Gyselen (R.) Pages 26-29
Période sassanide
Avec l’avènement des Sassanides, le monnayage abandonne définitivement toute référence hellénistique, à part le nom drahm (= drachme) que porte la principale monnaie sassanide d’argent. Le système monétaire repose en effet sur le monnayage d’argent qui comprend aussi, surtout au début de la période, des monnaies divisionnaires de la drahm. A côté d’une énorme production de drahm, un monnayage de cuivre, probablement fiduciaire suit, sur des modules plus petits, le type monétaire du drahm. Le monnayage d’or comporte des dinar dont certains suivent assez fidèlement le modèle du drahm ; d’autres en revanche sont de type iconographique exceptionnel.
Iran, monnayage
 
Villes, palais et temples Boucharlat (R.) Pages 30-34
Périodes, grecque, parthe et sassanide
Dans la partie iranienne de l’empire achéménide, des villes et des agglomérations sont bien attestées par les tablettes inscrites de Persépolis, mais mal documentées par l’archéologie. Puis, les sources classiques nous indiquent des dizaines de villes fondées par Alexandre et ses successeurs, dont plusieurs dans les régions les plus orientales de l’empire. Fondations ex nihilo, création de quartiers gréco-macédoniens à proximité de la ville indigène, simple refondation d’une ville existante ? Il est souvent difficile de trancher, car beaucoup de ces Alexandrie ou Séleucie restent inconnues.
capitale, Iran, Nisa
 
Aï Khanoum Bopearachchi (O.) Page 35
Un triste destin

Afghanistan
 
L'urbanisme antique d'Afrasiab/Samarcande Isamiddinov (M.) et Rapin (C.) Pages 36-37
Périodes grecque, parthe et sassanide
Comme en fait foi sa réputation de “capitale de la Route de la Soie”, Samarcande a été l’une des grandes cités commerçantes de l’Asie. Mais bien avant, la ville fut un nœud stratégique que met bien en évidence l’acharnement dont Alexandre fit preuve contre les opposants particulièrement énergiques qu’il rencontra dans cette région.
rempart
 
Nisa, capitale des Parthes au Turkménistan Invernizzi (A.) Pages 38-39

Les extraordinaires découvertes faites dans l’ancienne résidence des rois arsacides à Nisa, bâtiments, art de cour et documents administratifs, nous donnent une idée de la splendeur des palais. Dans cette région d’Asie centrale, l’art parthe n’ignorait pas l’art de l’Occident gréco-romain.
Période Parthe
 
Séleucie et Ctésiphon Invernizzi (A.) et Venco Ricciardi (R.) Pages 40-43
Centres parthe et sassanide
La cité grecque de Séleucie du Tigre joua un rôle fondamental dans la culture et l’économie parthes. On en connaît surtout un îlot d’habitation entier, le bâtiment des archives publiques avec plus de 30 000 bulles d’argile et un théâtre. Ctésiphon-Coche la remplacera au IIIe siècle.
Séleucie du Tigre
 
Khorheh Rahbar (M.) Pages 44-46
une résidence parthe sur le plateau iranien
Khorheh est un village situé sur la bordure occidentale du Plateau iranien, à 80 km au sud-ouest de la ville sainte de Qom. Il est dans une petite vallée un peu à l’écart d’une route caravanière autrefois importante. Entre des montagnes qui dépassent 2000 m d’altitude, les terres agricoles sont irriguées par une petite rivière et quelques qanâts (galeries drainantes souterraines). Au nord du village, le site ancien se repère aisément par deux colonnes ioniques toujours debout.
Période parthe, Iran
 
Abou Qoubour Gasche (H.) Pages 47-49
Une résidence parthe près de Baghdad
Printemps 1990. Quatre mois à peine avant l’intervention dramatique de l’Iraq dans le Golfe, la mission suisse achève sa 4e campagne de fouilles. Le site, Abou Qoubour, n’est pas loin de la capitale : une dizaine de kilomètres seulement le sépare des premiers faubourgs sud-ouest. Sous la couche de surface d’un secteur non exploré auparavant, on venait de reconnaître le plan pratiquement intact d’un bâtiment plutôt inattendu pour la région… et d’en commencer la fouille ; mais, pour les raisons que l’on connaît, les travaux ne seront pas repris.
Iraq, période parthe
 
Hadjiabad Azarnoush (M.) Pages 50-51
Résidence sassanide dans le Fârs
La région de Hadjiabad à environ 300 km au sud-est de Shiraz a été prospectée à plusieurs reprises mais n’a guère attiré l’attention des archéologues. C’est seulement en 1977 que fut découvert le site de Toll-e Sefidak, à la lisière de palmeraies et de plantations de coton, lorsque le terrain fut gravement endommagé par un bulldozer qui ramena à la surface des figures en stuc. Malgré les destructions, on y a retrouvé une construction importante du IVe siècle de notre ère.
Iran, période sassanide
 
Kangavar Azarnoush (M.) Pages 52-53
temple séleucide d'Anahita
Les ruines de l’énorme terrasse au cœur de la ville moderne de Kangavar, entre Kermanshah et Hamadan, sur la grande route de la Mésopotamie vers l’Est iranien, a attiré l’attention des voyageurs dès le XIXe siècle. Souvent décrits et dessinés, les restes d’architecture ont donné lieu à diverses reconstitutions qui souvent ne manquent pas d’imagination.
Sassanide, Mésopotamie, Iran, terrasses
 
L'art des bas-reliefs rupestres Haerinck (E.) Pages 54-61
Une tradition iranienne
On connaît quelque 90 reliefs rupestres en Iran ; une vingtaine datent des périodes post-achémenide ou séleucide et parthe et 38 de la période sassanide. La sculpture rupestre en Iran a une longue tradition puisque les plus anciennes représentations remontent au début du IIe millénaire.
grec, parthe, sassanide, Elymaïde, sculpture
 
Découverte de panneaux de stucs sassanides Rahbar (M.) Pages 62-65
Dargaz, Khorassan
Au nord de l’empire sassanide, une découverte fortuite a révélé un monument étonnant et exceptionnel du Ve siècle de l’ère chrétienne : il associe une salle de réception, un temple du feu et une salle à ossuaires ; les murs de la salle de réception sont couverts de panneaux de stucs, un ensemble unique illustrant, comme les bas-reliefs rupestres, les thèmes favoris de cette époque, chasse, combat, cérémonie de culte, investiture et scène de cour.
architecture, Iran, stuc, Anahita
 
La peinture sassanide de Ghulbiyan Grenet (F.) Pages 66-67
Afghanistan
Très peu d’exemplaires nous sont parvenus de la peinture sassanide qui pourtant a du être l’un des grands modes d’expression de cette civilisation – que l’on songe au très riche répertoire qu’ont livré les fouilles des pays de “l’Iran extérieur”, en Bactriane et surtout en Sogdiane. Ammien Marcellin, officier dans l’armée romaine de Julien en 363, a vu dans un manoir non loin de Ctésiphon des peintures murales figurant des batailles et des chasses.

 
Temples du feu sassanides Bucharlat (R.) Pages 68-71

Le zoroastrisme que les souverains sassanides établissent comme religion d’Etat accorde au feu une place primordiale, feu permanent, symbole du dieu suprême, et feu des cérémonies. Le lieu de culte zoroastrien est donc perçu avant tout comme un temple du feu. Le feu permanent est à l’abri des intempéries et à distance des fidèles, sans nécessairement leur être invisible. Le feu peut être prélevé et transporté dans la pièce ou l’espace où se déroulent les cérémonies ordinaires ou exceptionnelles.
Iran, Fârs, zoroastrisme, mazdéisme
 
L'église manichéenne Tardieu (M.) Pages 72-73
Période sassanide
Les manichéens – du nom de leur fondateur, Mani (env. 216-276), un Araméen de Babylonie sujet des rois sassanides, qui s’était proclamé “sceau de tous les prophètes” – perdurent en Asie centrale jusqu’au XIe siècle. Leurs traces peuvent être repérées encore au XVe siècle en Chine du Sud. Leur plus célèbre recrue dans l’Empire romain fut saint Augustin : celui qui allait devenir le plus grand penseur de l’Occident chrétien latin fut simple laïc, neuf années durant (373-382), dans l’Eglise manichéenne d’Afrique. Les innombrables textes manichéens en moyen-iranien sont d’une extrême importance pour reconstituer les formes vivantes et parlers locaux d’une langue qui va aboutir au persan.
Mani, Iran
 
Sur l'île de Khârg dans le golfe Persique Steve (M.-J.) Pages 74-80
Pédiodes parthe et sassanide
Fouillée avant de devenir un terminal pétrolier, l’île de Khârg dans le golfe Persique révéla des nécropoles rupestres, dont deux grands tombeaux du début de notre ère, appartenant à différentes communautés, zoroastriens, chrétiens et juifs. Isolé dans l’île, un monastère chrétien complet suit très précisément les recommandations des réformateurs du VIIe siècle.
Zagros, tombeaux, tombes mégalithiques, monastère
 
Kuh-e Khadjeh Mousavi (M.) Pages 81-84
Un complexe religieux de l'est iranien
A 40 km de Zabol dans le Sistan iranien, près de la frontière avec l’Afghanistan et le Pakistan, le Kuh-e Khadjeh est une énorme table basaltique isolée, au bord du lac Hamoun ; il domine de 90 m la plaine environnante, dépourvue de relief. Certains l’identifient au Mont Usheyda, entouré par le lac Kansavya mentionné dans l’Avesta, (Yasna 19) ; ce serait de cette montagne que Soshyans, le messie avestique, apparaîtrait à la fin des temps. Est-ce la raison pour laquelle toutes les constructions sur le Kuh-e Khadjeh sont en briques, évitant l’extraction de la roche qui doit rester intacte ?
Iran, période sassanide
 
Zoroastrisme et pratiques funéraires Boucharlat (R.) Pages 85-89
Période sassanide
Des Achéménides aux Sassanides, les tombes de tous genres sont rares en Iran, sauf à Suse, largement fouillée, et dans l’immense Asie centrale. On explique souvent ce phénomène par les coutumes funéraires zoroastriennes dont l’aspect le plus connu est le décharnement des corps. Cette pratique, excluant la crémation et l’inhumation en terre ou en tombeau, ne laisse subsister au mieux que des structures ou des récipients de conservation des ossements, a priori sans mobilier.
Iran, Khuzistan, Fârs, Zagros, tombes rupestres, ostothèques, Asie Centrale
 
Shushtar Rabhar (M.) Pages 90-93
Les tombeaux d'époque parthe de Gelâlak
La ville de Shushtar occupe une situation privilégiée sur le Karoun, le plus grand fleuve d’Iran, à sa sortie des Monts Zagros. En amont de la ville moderne, le Karoun se divise en deux branches, le Shoteyteh et le Gargar, qui se rejoignent 40 km en aval. L’île ainsi formée est appelée Miyan-Ab (l’entre rivières). Elle est formée d’alluvions très fertiles mais difficiles à exploiter par simple dérivation des eaux des deux bras, car le niveau des terres se trouve beaucoup plus haut que le lit des deux rivières.
Elymaïde, Anahita, terre cuite
 
Etonnante céramique dans une nécropole parthe Choubak (H.) Page 94
Région de Kerman
Au cours de l’hiver 1997 de fortes pluies révélèrent un ensemble d’objets en terre cuite provenant de tombes en surface près du village de Châhân. Remis aux responsables de l’Office du patrimoine de Kerman, ces étonnantes poteries d’époque parthe sont présentées ici. A la suite de cette découverte, une campagne de fouille dans la région de Jazmouriyan vient d’être menée par l’auteur, en décembre 1998, sous l’égide de l’Office du patrimoine de l’Iran. Les résultats seront prochainement publiés.

 
Empires perses Jordanie, sociétés, rites et religions

 
Sommaire dossiers-archeologie.
 
Dossiers d'Archéologie n° 243 est un magazine des Editions FATON.