Dossiers d'Archéologie n° 222 du 01/04/1997
Numéro Normal  
Grèce, aux origines du monde égéen
Ce fascicule des Dossiers d’Archéologie célébre le 150e anniversaire de la fondation de l’Ecole française d’Athènes. Une vingtaine de chercheurs y évoquent leurs recherches sur le Néolithique et l’âge du Bronze. Y sont présentées les études les plus récentes, et pour la plupart inédites, en soulignant les nouveaux centres d’intérêt tels la circulation des hommes et des biens, les techniques de construction, la reconstitution des faunes et des flores etc.
 
Principaux articles référencés pour ce numéro
 
Macédoine et Thessalie a l'époque néolithique Demoule (J.-P.) Pages 6-9
Néolithique et Bronze ancien
Alors que l'archéologie de la Grèce classique se concentre dans la partie centrale et méridionale de la péninsule, la Néolithique grec, qui voit l'arrivée des premiers agriculteurs d'Europe, est surtout connu dans le nord de la Grèce, c'est-à-dire en Thessalie, en Macédoine et en Thrace. La raison principale en est que les "tells", ces collines artificielles formées par l'accumulation des vestiges préhistoriques et caractéristiques du Proche-Orient, ne sont bien attestés que dans ces régions, pour se raréfier vers le sud.

 
L'Égée néolithique : un monde en mouvement Perlès (C.) Pages 10-13
Néolithique et Bronze ancien
La connaissance de la Préhistoire égéenne s'affine de plus en plus au fil des découvertes. Ainsi, le Néolithique présente aujourd'hui une image plus riche et plus complexe qu'hier. Les changements les plus spectaculaires portent sur les échanges qui se sont opérés dès le VIIe millénaire entre les sociétés agro-pastorales en Grèce, et qui constituent l'un des fondements majeurs de leurs activités techniques, économiques et sociales.

 
Un village dans la plaine de Drama Treuil (R.) Pages 18-25
Dikili Tash à l'époque néolithique
L'un des objectifs principaux du nouveau programme de recherches entrepris à Dikili Tash depuis 1986 a été d'essayer de comprendre la formation et l'évolution du tell, et d'abord de déterminer quelle avait pu être la physionomie de l'endroit au moment de la première installation humaine, très probablement au début du Néolithique Récent (phase Dikili Tash I = Sitagri II), vers 6800-6700 B. P., soit 5450-5350 av. J.-C.

 
Morphologie et fonctions de la poterie Tsirtsoni (Z.) Pages 28-35
Dikili Tash à l'époque néolithique
Les fouilles récentes de Dikili Tash ont livré une quantité importante de matériel céramique : plus de 78000 tessons et de 400 vases (formes complètes ou restituables) ont été enregistrés jusqu'à présent sur le site. Ce matériel fait l'objet de recherches non seulement typologiques, mais aussi d'ordre anthropologique. Nous essayons de déterminer en particulier selon quels critères les potiers - ou les potières - néolithiques ont sélectionné des matériaux et mis en œuvre des techniques en fonction de l'usage, envisagé ou effectif, des vases.

 
L'homme et ses outils Martinez (S.) Pages 36-39
Dikili Tash à l'époque néolithique
Les habitants du village néolithique de Dikili Tash sont des paysans, vivant essentiellemnt du produit de leurs champs et de leurs troupeaux. Ils complètent cette nourriture par les produits de la chasse et de la cueillette. Presque tous les matériaux servant à la construction des maisons, à la confection de l'habillement et à la fabrication des ustensiles et des outils peuvent être trouvés sur le site même ou dans ses environs immédiats. Quelques-uns cependant doivent être recherchés assez loin.

 
Le système palatial minoen Pelon (O.) Pages 44-51
Malia et la Crète de l'âge du Bronze
L'exploration du palais sur le site de Malia a été commencée en 1915 par l'archéologue grec M. Hatzidakis, puis reprise en 1922 par l'École française d'Athènes. Après le dégagement de l'édifice qui s'est terminé en 1930, une première période de sondages, assez sporadiques, a duré de 1931 à 1954, puis une seconde phase de recherches, de 1964 à 1992, a eu pour but de combiner des relevés architecturaux précis, des nettoyages de surface et des sondages en profondeur, opérations destinées à éclaircir les fonctions de l'édifice, sa stratigraphie et sa chronologie.

 
Entre maisons et palais : le Quartier Mu Dandrau (A.) et Treuil (R.) Pages 54-57
Malia et la Crète de l'âge du Bronze
A 140 m environ au nord/nord-ouest du Palais, le Quartier Mu est implanté sur une terrasse située environ 5 m plus bas que celle du Palais, mais encore un peu au-dessus du niveau de la plaine côtière. Découvert par J.-Cl. Poursat en 1965 à l'occasion de sondages, il a été fouillé progressivement de 1966 à 1991 - plus de 2500 m2 ont été ainsi explorés - et certains bâtiments ne sont, aujourd'hui encore, pas complètement dégagés.

 
Les artisans et la vie économique Poursat (J.-Cl.) Pages 58-65
Malia et la Crète de l'âge du Bronze
Les artisans de la Crète minoenne restent encore mal connus. Non par manque d'intérêt : l'essor de la civilisation minoenne est lié au développement des techniques et les objets de la culture matérielle sont la seule source de documentation sur la vie économique. Mais les témoignages archéologiques concernant les ateliers eux-mêmes sont extrêmement rares, et la légende de Dédale, ingénieur et architecte de Minos, modèle de l'artisan en Grèce ancienne, n'apporte aucune précision sur l'organisation du travail et l'activité des artisans minoens.

 
Malia à l'époque mycénienne Driessen (J.) et Farnoux (A.) Pages 66-70
Malia et la Crète à l'âge du Bronze
Depuis les travaux d'A. Evans au début du siècle et jusque dans les années 1980, les spécialistes admettaient que l'époque dite "des Seconds Palais" constituait la dernière phase importante de la civilisation minoenne, commençant en 1600 av. J.-C. et s'achevant en 1450. L'arrivée des Mycéniens marqua un tournant dans l'histoire de la Crète, causant la destruction des palais et imposant aux insulaires une occupation provisoire qui dura jusqu'en 1370.

 
Les fouilles de l'Aspis d'Argos Philippa-Touchais (A.) et Touchais (G.) Pages 76-81
La Grèce avant les palais mycéniens
C'est au début du Bronze Moyen, comme on l'a vu plus haut, que le système palatial s'impose en Crète. Il est l'aboutissement d'un long processus de transformations économiques et sociales qui, au cours du Bronze Ancien, a touché l'ensemble du monde égéen, des îles du Nord-Est à la Crète en passant par les Cyclades et la Grèce continentale. Toutes ces régions, après avoir évolué au même rythme, ont ainsi atteint au début du IIe millénaire un niveau de développement à peu près analogue. Mais il se produit alors une rupture et, tandis que le processus évolutif s'accélère dans les régions méridionales (Crète et Cyclades), en Grèce continentale, au contraire, il marque le pas. Que cette rupture soit due, comme certains savants le pensent encore, à "l'arrivée" des Proto-Grecs ou qu'elle ait des causes plus complexes, elle inaugure en tout cas pour les régions situées sur le continent – celles qui forment le domaine "helladique" – une longue période de stagnation qui ne prendra fin qu'avec la phase dite de transition (1650-1550 av. J.-C. environ), prélude à l'émergence de la civilisation mycénienne.

 
Les tombes de Médéon de Phocide Müller (S.) Pages 82-85
Le monde mycénien
Médéon de Phocide se trouve sur la rive nord du golfe de Corinthe, dans la baie d'Antikyra. Il s'agit d'une colline assez escarpée formant une avancée sur la mer au pied méridional du massif du Parnasse. En 1907, l'archéologue grec Sotiriadis a fait quelques sondages et découvert une première tombe mycénienne dans l'ensellement entre les pentes de la montagne et la colline. C'est pour cette raison qu'un projet de route à cet endroit a donné lieu pendant l'hiver 1962-63 à une fouille d'urgence, menée conjointement par des archéologues grecs et l'École d'Athènes.

 
Grèce, aux origines du monde égéen Les Francs ou la genèse des nations

 
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Dossiers d'Archéologie n° 222 est un magazine des Editions FATON.