Dossiers d'Archéologie n° 21 du 01/03/1977
Numéro Normal  
La Belgique, de César à Clovis
La Gaule Belgique était beaucoup plus étendue que l’actuel territoire belge. Ses limites méridionales atteignaient la Seine et la Marne et sa partie orientale était celle du territoire des Trévires. Proche des frontières fortifiées (le limes), son réseau routier fut bien développé et chaque chef-lieu se situait au centre d’une étoile de route, agents actifs de pénétration romaine.
 
Principaux articles référencés pour ce numéro
 
Promenade archéologique en Belgique Faider-Feytmans (G.) et Mertens (J.) Pages 10-14

Les sites romains les plus importants de Belgique se situent le long des routes antiques et de leurs principaux diverticules ou à proximité de ceux-ci. Malheureusement, la plupart d'entre eux ont été détruits au cours des temps et seules les recherches des fouilleurs ont mis au jour leur infrastructure.

 
Un siècle de résistance à l'occupation romaine Laet (S.-J. de) Pages 18-25

Il est des conquêtes acquises d'un seul coup, des peuplades soumises qui acceptent la loi du vainqueur. Ce fut peut-être à ce genre de succès que crut César, lorsqu'il écrasa les tribus de la Gaule du Nord. En fait, pendant un siècle encore, séditions et rébellions devaient se succéder et seule une habile politique permettra à l'occupant romain d'asseoir son autorité.

 
Arlon, ville prospère de la cité des Trévires Cahen-Delhaye (A.) Pages 26-36

Arlon, chef-lieu de la province du Luxembourg, à l'extrémité sud-est de la Belgique, jouit d'une situation très favorable en bordure des derniers contreforts de l'Ardenne, dans les terres fertiles de la Lorraine. Cette ville s'étage sur le versant méridional d'une haute chaîne de collines au pied de laquelle naît la Semois, à l'emplacement de l'antique vicus d'Orolaunum. Depuis plusieurs siècles, elle livre de nombreux reliefs sculptés d'époque romaine qui la rangent parmi les agglomérations de Gaule les plus riches en sculptures.

 
L'environnement rural : grandes villas et petites fermes De Boe (G.) Pages 37-45

Cette petite ferme de la vallée de la Sémois perpétue un aspect de la campagne sorti tout droit de l'époque romaine : elle a gardé l'allure de ces petites villas où, derrière une galerie, s'étendait une grande salle servant de grange, d'étable et de remise, l'habitation étant déportée à l'angle. Cette tradition, toujours vivante, n'est qu'un des aspects d'un paysage rural qui devait être parfaitement exemplaire des nouveautés introduites par la civilisation romaine : on y rencontrait des fermes gauloises en bois, entourées d'enclos, selon le type de construction en usage dès avant la conquête, de grands domaines typiquement romains – les villas – et toutes les formes d'habitats et d'exploitations intermédiaires. C'est donc un tableau particulièrement riche qui est ici tracé.

 
Artisanat et industrie Thoen (H.) Pages 46-55

À l'époque romaine, la Belgique est un pays qui vit surtout d'agriculture. Elle n'en est pas moins le siège d'une activité artisanale, voire industrielle, dont les racines sont parfois anciennes. Celles-ci sont surtout connues par les découvertes archéologiques. C'est un véritable état de la question qui nous est ici présenté dans un tableau de la Belgique romaine, artisanale et industrielle.

 
Villages et agglomérations du temps des Romains Wankenne (A.) Pages 56-63

Les descriptions données de Tongres, Arlon, Fontaine-Valmont, fournissent des renseignements détaillés sur une cinquantaine de lieux auxquels nous pouvons accorder le qualificatif de vicus, dans un sens assez variable. Ni municipe, ni colonie n'ont existé chez nous. Certaines agglomérations : Tongres, Tournai, Arlon et, pensons-nous, Namur, méritent d'être appelées villes selon nos conceptions d'aujourd'hui. Leur population, leurs apparences d'ordre et de quelque grandeur, permettent de leur attribuer ce titre.

 
Les Castellains à Fontaine-Valmont, un ensemble monumental aménagé pour des réunions saisonnières Faider-Feytmans (G.) Pages 64-71

En 1955, la photographie aérienne permettait de déceler à Fontaine-Valmont un site archéologique de grande ampleur. Au cours de fouilles systématiques, il devait se révéler comme particulièrement original : un ensemble grandiose destiné à abriter des réunions saisonnières, comme on en connaît dans des régions plus méridionales. Une première synthèse nous est ici présentée sur un site qui n'a pas fini de livrer ses mystères.

 
Tongres, chef-lieu de cité belge Smeesters (J.) Pages 72-79
D'Ambiorix à Servais
Chef-lieu de cité, Tongres est une ville exemplaire de ce que fut l'évolution d'une ville romaine : d'un camp de César au premier évêque de Belgique, cinq siècles d'histoire se reflètent dans ses monuments qui sont parmi les plus exceptionnels de Belgique.

 
Trésors cachés des sépultures et tumulus Marien (M. E.) Pages 80-92

La conquête de la Gaule, tout en ouvrant à Rome un nouveau marché, commença par provoquer dans le pays une profonde dépression économique qui s'extériorise par la pauvreté des vestiges archéologiques, aussi bien dans les sites d'habitat que dans les nécropoles. L'épuisement du pays, vidé de sa richesse en or, ne fut toutefois pas seul responsable de l'absence de somptueux mobiliers dans les sépultures, car vers la fin de la période de La Tène, on constate en Gaule un accroissement d'austérité dans la pratique des rites funéraires.

 
Les invasions de 276 et les dépôts monétaires Lallemand (J.) Pages 93-97

Lorsque le invasions s'ajoutent aux troubles politiques pour créer un climat d'insécurité totale, il ne faut pas espérer trouver d'abondants vestiges archéologiques, capables de refléter cette période troublée. C'est alors que les monnaies acquièrent une importance toute particulière, car elles sont souvent les seules traces parvenues jusqu'à nous.

 
La défense du territoire au Bas-Empire Brulet (R.) Pages 98-107

Le début du Bas-Empire romain coïncide avec un certain nombre de réformes institutionnelles, réglementations, qui, semble-t-il, ont eu d'abord pour auteur Dioclétien (285-305). Il imagine un système politique nouveau, quoique partiellement inspiré par les événements, pour pallier l'inefficacité et le caractère temporaire du pouvoir impérial : la tétrarchie concrétise cet effort de redressement.

 
Une nécropole de défenseurs de la côte Mertens (J.) Pages 108-117

Une base militaire établie comme point d'appui de la défense des côtes, dans une région dévastée par des incursions venues de partout. Des hommes, d'origine germanique, loin de tout, ont assuré là, au long du IVe siècle, la présence romaine. Grâce à leur riche cimetière, ils revivent pour nous, de façon particulièrement concrète.

 
À Tournai, les Francs et le christianisme font leur entrée dans l'histoire Amand (M.) Pages 118-127

La configuration de Turnacum aux Ier et IIe siècles ap. J.-C. est bien connue : l'agglomération, dont les habitants tiraient leurs ressources surtout de l'exploitation et du commerce de la pierre, s'étendait sur la rive gauche de l'Escaut, c'est-à-dire en territoire ménapien, de la butte de La Loucherie aux berges du fleuve, d'une part, des abords de l'église Saint-Jacques à ceux de l'église Saint-Piat, d'autre part, et aussi sur la rive droite, c'est-à-dire en territoire nervien, le long de la rue de Pont, l'ancienne chaussée vesr Frasnes, jusqu'à la hauteur de l'église Saint-Brice, et, dans le quartier Saint-Jean, au Luchet-d'Antoing.

 
La Belgique, de César à Clovis Les cités royales de la Bible

 
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