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Dossiers d'Archéologie n° 27 du 01/03/1978 Numéro Normal Le Canada L’homme apparaît il y a dix mille ans dans les immensités boisées de l’est du Canada. Il s’y installe en petits groupes d’abord puis en un peuplement plus dense. Les Indiens arrivent les premiers, puis les Esquimaux (Inuits) vers 3500 ans, les Européens enfin, Scandinaves aux XIe-XIIe siècles, pêcheurs basques, rochelais, normands dès la fin du XVe siècle, grands découvreurs et premiers colons au XVIe et au début du XVIIe siècle. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Découvrir le Canada depuis l'origine | Pradeau-Moisson (F.) | Pages 6-11 |
L'homme apparaît il y a 10 000 ans dans les immensités boisées de l'est du Canada ou dans la toundra glacée du nord. Il s'y installe en petits groupes tout d'abord puis en un peuplement plus dense. Les Indiens arrivent les premiers, venant de l'ouest par les plaines ou en suivant les rivières qui descendent des Grands Lacs ; puis les Esquimaux (Inuits ) apparaissent dès 3500 av. notre ère dans la région du détroit de Behring, dès 2000 av. notre ère au nord du Québec et sur la façade atlantique qu'ils atteignent en traversant les zones septentrionales. Enfin, les Européens, petites colonies sporadiques de Scandinaves venus du Groenland aux XIe-XIIe siècles, pêcheurs basques, rochelais, normands dès la fin du XVe siècle, grands découvreurs et premiers colons au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, s'installent au Canada. |
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| Les premiers hommes du Québec | Martijn (Ch.) | Pages 12-23 |
Le peuplement du Québec avait déjà commencé bien avant l'arrivée des colonisateurs européens il y a 350 ans. Les premiers habitants furent de petites bandes de chasseurs amérindiens qui, possiblement aussitôt qu'aux alentours de l'an 9000 avant notre ère, commencèrent à faire leur apparition lorsque le sol fut libéré des glaces après la fin de l'époque du Pléistocène. Ce n'est que récemment que des chercheurs, des institutions et des organismes gouvernementaux du territoire québécois se sont intéressés à cet héritage préhistorique. Les recherches effectuées depuis dix ans permettent pourtant d'en tracer les grandes lignes. |
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| Les chasseurs de l'Arctique | Plumet (P.) | Pages 24-33 |
| L'art des Esquimaux du Canada La côte orientale de la péninsule du Nouveau-Québec-Labrador recèle quelques-uns des premiers paysages américains entrevus par les Européens. Aux environ de l'an mille, les Norrois du Groenland, qui séjournèrent à Terre-Neuve, fréquentaient la côte du Labrador. Ils y eurent quelques démêlés avec ceux qu'ils appelèrent les Skraelings, des Indiens ou des Esquimaux selon les endroits. |
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| Les Iroquoiens : premiers agriculteurs indiens de la Vallée du Saint-Laurent | Barré (G.) | Pages 34-43 |
Les premiers agriculteurs du Québec appartiennent à une tradition culturelle que les préhistoriens appellent iroquoienne. Cette appellation désigne des groupes amérindiens appartenant à une même famille linguistique qui occupaient le territoire actuel des États de New York, de Pennsylvanie et de l'Ohio ainsi que la partie méridionale du Québec et de l'Ontario ; le terme “iroquois” désigne une alliance formée par certains de ces groupes au XVIe siècle. |
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| Les Vikings à Terre-Neuve | Wallace (B.) | Pages 44-48 |
Les fouilles de l'Anse-aux-Meadows vont-elles résoudre l'énigme du Vinland ? |
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| Le peuplement européen de la Vallée du Saint-Laurent | Gaumond (M.) | Pages 49-57 |
“Explorateurs, missionnaires, coureurs des bois, conquérants, les Français ont, aux XVIIe et XVIIIe siècles, découvert, exploité, gouverné les trois quarts de l'immense région qui constitue aujourd'hui la Puissance du Canada. Ils n'ont pourtant fondé de colonies véritables que sur les bords du Saint-Laurent”. |
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| Les premiers établissements français en Acadie | Cotter (J. L.) | Pages 60-71 |
| Sainte-Croix et Port Royal Au mois de juillet 1796, un certain Robert Pagan quitta son petit village de Saint-Andrews sis su l'actuelle baie de Passamaquoddy et, muni d'une copie de la carte de Samuel Champlain, suivit la baie jusqu'à l'embouchure de la rivière qui portait alors le nom de Scoodic, qu'il remonta jusqu'à une petite île nommée Doceas. Pagan entreprit alors ce qui doit être considéré comme les premières recherches archéologiques sur un site historique en Amérique du Nord exécutées pour une raison déterminée. |
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| La fondation de la ville de Québec par Champlain | Kirjan (C.) et Genêt (N.) | Pages 72-80 |
“Je cherchai lieu propre pour notre habitation mais je n'en pus trouver de plus commode ni de mieux situé que la pointe de Québec, ainsi appeler des sauvages, laquelle était remplie de noyers. Aussitôt j'employai une partie de nos ouvriers à les abattre pour faire notre habitation, l'autre à scier des aix, l'autre fouiller la cave et faire des fossés”. C'est ainsi que Champlain décrit en 1608 l'endroit qu'il choisit pour s'établir. |
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| Les sites fortifiés de la Nouvelle-France | Niellon (F.) | Pages 81-87 |
La liste des sites militaires où le service d'archéologie de Parcs Canada a pu jusqu'à présent intervenir est bien loin de recouvrir la carte complète des sites fortifiés de Nouvelle France. Mais quelques-uns sont encore propriété du ministère de la Défense qui continue de les utiliser et d'autres, depuis longtemps tombés en ruines ou désaffectés, ont été au cours des temps, voire même récemment, cédés à des particuliers ou des institutions religieuses. |
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| Louisbourg, grand port et forteresse | Harris (D. A.) | Pages 88-95 |
“L'île dite de Terre-Neuve avec les îles voisines sera désormais et à l'avenir entièrement du domaine britannique ; et la ville et forteresse Plaisance, et si d'autres lieux sont possédés dans ladite île par les Français, sont cédés et livrés par le Roi Très Chrétien à ceux qui ont commission de la reine de Grande-Bretagne en cette partie, dans sept mois, à dater de l'échange des ratifications de ce traité ; (…) Quant à l'île dite Cap Breton, tant celles situées dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent, que dans le golfe du même nom, elles resteront à l'avenir du domaine français ; et le Roi Très Chrétien aura la faculté complète de fortifier ce lieu ou ces lieux’. Clause secondaire du Traité d'Utrecht. |
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| Les forges du Saint-Maurice | Nadon (P.) | Pages 96-103 |
La première entreprise industrielle du Québec. |
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| La céramique française exportée au Québec | Chapelot (J.) | Pages 104-113 |
Les colons qui s'installent au Canada font venir de France la vaisselle et les poteries dont ils ont besoin. Les navires qui quittent les ports atlantiques, le Havre, Nantes, La Rochelle, Bordeaux ou le port de Marseille, chargent des cargaisons de faïences, de terres cuites, de grès à destination de la colonie d'Amérique du Nord. La production de poteries des ateliers artisanaux des diverses provinces françaises ne suffit bientôt plus à couvrir la demande sans cesse croissante de la Nouvelle-France : des manufactures se créent autour des grands ports d'exportation et la fabrication de la céramique s'industrialise. Le grand intérêt des faïences, terres cuites et grès français retrouvés en quantité importante dans les fouilles des sites historiques du Canada, est de pouvoir être datés avec précision et de fournir des repères chronologiques sûrs qui manquent souvent pour l'étude des centres de production de poteries en France. |
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| Le Canada | Russie, carrefour de l'homo sapiens |