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Dossiers d'Archéologie n° 28 du 01/05/1978 Numéro Normal Les bronzes romains Dans le vaste empire romain où les échanges se firent sur de longues distances, les bronzes connurent une remarquable diffusion. Ils circulèrent comme marchandises ou objets personnels. Ce dossier met l’accent sur les petits bronzes, domaine particulièrement vivant et expressif de la civilisation romaine. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| La fabrication des bronzes antiques | Rolley (C.) | Pages 8-19 |
L'amateur ou l'archéologue, devant un bronze, éprouve souvent une crainte respectueuse en face des problèmes techniques ; et d'excellents spécialistes, fondeurs eux-mêmes, mieux au fait que personne des multiples procédés, et de leurs difficultés, contribuent parfois, dans leur souci de précision, à compliquer les choses. En fait, l'archéologue n'a pas nécessairement besoin de reconstituer le détail des tours de main, des petites “astuces” nécessaires à l'artisan ; il est fondamental, en revanche, qu'il ait une idée exacte des grandes lignes des techniques de fabrication des objets ; d'abord parce qu'un “petit bronze” est une œuvre artisanale, qu'on ne comprend pas si on oublie qu'elle est sortie des mains d'un ouvrier ; ensuite parce qu'une étude technique peut permettre des rapprochements, suggérer des classements, qui conduisent à l'interprétation historique, par la constitution de groupes ou la détermination d'ateliers. |
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| La fabrication des bronzes antiques | Rolley (C.) | Pages 8-19 |
L'amateur ou l'archéologue, devant un bronze, éprouve souvent une crainte respectueuse en face des problèmes techniques ; et d'excellents spécialistes, fondeurs eux-mêmes, mieux au fait que personne des multiples procédés, et de leurs difficultés, contribuent parfois, dans leur souci de précision, à compliquer les choses. En fait, l'archéologue n'a pas nécessairement besoin de reconstituer le détail des tours de main, des petites “astuces” nécessaires à l'artisan ; il est fondamental, en revanche, qu'il ait une idée exacte des grandes lignes des techniques de fabrication des objets ; d'abord parce qu'un “petit bronze” est une œuvre artisanale, qu'on ne comprend pas si on oublie qu'elle est sortie des mains d'un ouvrier ; ensuite parce qu'une étude technique peut permettre des rapprochements, suggérer des classements, qui conduisent à l'interprétation historique, par la constitution de groupes ou la détermination d'ateliers. |
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| Les petits bronzes de l'Italie romaine | D'Andria (F.) | Pages 20-31 |
Il faut traiter à part les grands bronzes, dont il ne reste de toute façon que de misérables fragments, par rapport à la place qu'ils prenaient dans la grande statuaire antique, qui était constituée pour une grande part d'œuvres de bronze, comme le montre l'ensemble de la villa des Pisons à Herculanum, conservé intégralement. Les grandes statues de bronze, assemblées sur le forum des villes et dans les grands édifices publics, présentent, par rapport aux petits bronzes, une plus grande homogénéité de style et d'exécution, et aussi de thèmes iconographiques. |
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| Les bronzes trouvés dans la Saône | Bonnamour (L.) | Pages 32-41 |
La Saône, qui, depuis plus d'un siècle, a enrichi tant de collections publiques et privées, peut s'enorgueillir, à juste titre, d'avoir livré à l'archéologie l'une des plus belles séries de vases antiques en métal, bronze essentiellement, qui ait jamais été mise au jour. |
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| Les dieux de la Gaule d'après les monuments de bronze | Boucher (S.) | Pages 42-57 |
S'il fut bien un pays "où le ciel sur la terre marchait et respirait dans un peuple de dieux”… c'est à la Gaule, peut-être que nous pouvons penser, tout particulièrement. Ces vers du poète, nourri de classicisme, évoquent de façon saisissante la multiplicité des divinités du monde gréco-romain. Mais combien sont-ils plus vrais encore ici, où tout un passé de religion subsiste sous les formes et les idées nouvelles apportées par les civilisations méditerranéennes. C'est un monde que celui des dieux gaulois, interprétés selon la “raison” romaine, mais conservant très souvent une originalité qui ressourd, telle l'eau vive, entre les schémas et les concepts importés ou imposés, acceptés certes, mais non tout-puissants. |
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| Les ateliers d'artisans bronziers | Menzel (H.) | Pages 58-71 |
Dater avec exactitude les statuettes de bronze antiques est une entreprise difficile. Les bronzes romains, très inspirés des modèles grecs, étaient reproduits en un grand nombre d'exemplaires à partir d'une œuvre originale qui peut leur être antérieure de plusieurs siècles. Les artisans-bronziers itinérants, qui diffusaient leur production dans l'Europe entière, rendent également difficile la localisation des centres de fabrication qui pourrait pourtant si elle était mieux connue, apporter des renseignements précieux sur la datation des bronzes antiques. |
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| La vaisselle d'argent et de bronze | Baratte (F.) | Pages 72-81 |
L'usage de la vaisselle de table en métal précieux ne se répand à Rome que tardivement, entre les guerres puniques et la fin de la République, semble-t-il. Plusieurs textes nous apportent des témoignages précis sur cette évolution. Très significatif, par exemple, est l'étonnement des ambassadeurs carthaginois, rapporté par Pline l'Ancien, qui, venus à Rome pour des négociations, probablement au moment de la 3e guerre punique, c'est-à-dire au milieu du IIe siècle av. J.-C., constatèrent que les familles sénatoriales qui les recevaient usaient ordinairement de plats de terre ; leurs hôtes devaient se prêter l'un à l'autre les quelques plats d'argent qu'ils possédaient pour mieux les traiter. |
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| Les fibules de la Gaule romaine | Lerat (L.) | Pages 82-89 |
Ancêtre de nos épingles de sûreté et de nos broches, l'objet que nous nommons fibule (du latin fibula, formé sur le thème du verbe figere = fixer), servait à rassembler et à maintenir en contact deux parties de vêtement. C'est dès la fin de l'âge du Bronze qu'en Gaule la fibule a remplacé dans cet usage l'épingle primitive (en bois, en os ou en métal), qui avait le double inconvénient d'être peu stable et dangereuse. |
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| Les armes ornées en bronze | Künzl (E.) | Pages 90-98 |
Une étude sur les objets en bronze de l'époque romaine concerne naturellement avant tout les instruments et les récipients, au même titre que les statues et les statuettes. Cependant, un spécialiste de toreutique de l'Empire romain ne peut perdre de vue l'ensemble des armes en métal décorées. |
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| La vaisselle de bronze en Italie et en Gaule | Tassinari (S.) | Pages 99-108 |
Les instruments culinaires et domestiques en bronze, plats, pots, casseroles et bassins, trouvés sur l'ensemble du territoire de l'Empire romain, des provinces occidentales aux provinces orientales, sont extrêmement nombreux. Il n'est guère de musée qui ne puisse offrir au visiteur au moins plusieurs récipients de bronze et souvent des collections très importantes. |
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| L'analyse des bronzes antiques en laboratoire | Condamin (J.) et Formenti (F.) | Pages 109-114 |
Bronze est un mot commode qui en fait recouvre bien des variétés d'alliages entre le cuivre pur et le laiton. Les bronzes antiques où le cuivre est très largement majoritaire par rapport à l'étain, contiennent aussi du plomb dans des proportions plus ou moins grandes, des traces d'autres métaux, antimoine, arsenic, nickel, fer, argent. Cette composition qualitative et quantitative des bronzes peut être déterminée par les méthodes d'analyse modernes. L'analyste doit cependant tenir compte des altérations et des réparations subies au cours des temps et faire preuve d'une grande prudence dans l'interprétation de ses résultats. Tous les renseignements que pourra lui fournir l'archéologue lui seront d'une aide précieuse. |
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| Les bronzes romains | Banquets et fêtes au Proche-Orient ancien |