![]() |
Dossiers d'Archéologie n° 226 du 01/09/1997 Numéro Normal Numéro épuisé Les Coptes Davantage que l’architecture ou la sculpture, c’est dans le domaine de la peinture, des manuscrits et des tissus que les artistes coptes ont créé de véritables chefs-d’œuvre. Les thèmes chrétiens sont bien sûr dominants, mais l’influence des civilisations pharaonique, gréco-romaine et musulmane ne sont pas négligeables. Avec trois siècles d’avance, l’art copte atteignit les sommets auxquels s’élèvera l’art médiéval européen. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
||
| Ermites et moines d'Égypte, du IIIe au VIIe siècle | Cannuyer (C.) | Pages 4-9 |
| Monachisme chrétien Le monachisme chrétien doit assurément beaucoup à l'Égypte copte. Trois grandes figures issues de la terre d'Égypte – Antoine, Pacôme et Chenouté – ont respectivement esquissé, tracé et accentué les structures d'un mouvement ascétique qui a très tôt marqué le Proche-Orient. Ce monachisme égyptien est aujourd'hui mieux connu grâce à l'étude renouvelée des textes et aux fouilles archéologiques. apotaktikoi anachorétisme antonien cénobisme pacômien monachisme égyptien |
||
| La présence des manichéens en Égypte | Dubois (J.-D.) | Pages 10-15 |
| Religion Depuis l'étude magistrale d'Isaac de Beausobre, Histoire critique de Manichée et du Manichéisme (Amsterdam, 1734-1739, 2 vol.) qui inaugure l'approche historique des sources de la religion manichéenne, les études manichéennes progressent à grands pas au XXe s., grâce aux fouilles archéologiques. A ce titre, la religion manichéenne a contribué à l'histoire de la littérature copte, et de la langue copte ; ses traces principales en Égypte datent de la fin du IIIe s. à la fin du IVe s. fouilles de Kellis Mani |
||
| Architecture copte | Wissa (M.) | Pages 16-23 |
| Architecture Dès le Ier siècle, l'Égypte réduite à l'État de simple province romaine, voit toute sa richesse lui échapper au profit des nouveaux maîtres et devient le grenier à blé de l'empire. De lourdes taxes frappent la population. A partir de la conquête arabe (VIIe siècle), la construction et la restauration d'églises ou de monastères ne sont tolérées que moyennant une redevance importante au Trésor. Comment dans ces conditions artisans et architectes ont-ils pu développer un art et une architecture originale ? catacombes nécropoles églises monastères Abou Mina Les Kellia Ouadi Natroun |
||
| La sculpture copte | Benazeth (E.) | Pages 24-31 |
| Sculpture La sculpture joue dans l'art copte un rôle essentiellement décoratif. La statuaire n'est plus à l'honneur. Elle a disparu durant l'occupation romaine du pays. Les Coptes développent en revanche la sculpture architecturale, au point d'en faire un aspect majeur de l'art copte. Tous les éléments architectoniques sont soulignés : les colonnettes, les chapiteaux, les architraves et les linteaux, sans oublier les niches, si nombreuses dans les constructions coptes. Les murs sont animés par des frises, qui ceinturent les édifices à différents niveaux et encadrent puissamment les portails. |
||
| Les arts de la couleur | Rustschowscaya (M.-H.) | Pages 32-41 |
| Arts graphiques Peintures, manuscrits et tissus, voilà des domaines dans lesquels les artistes coptes ont créé de véritables chefs-d'œuvre qui offrent encore aujourd'hui un panorama de couleurs étonnant et qui s'est augmenté peu à peu au cours de siècles de teintes variées. Les thèmes chrétiens sont bien sûr dominants, mais l'influence des civilisations pharaonique, gréco-romaine et musulmane ne sont pas négligeables. Aussi n'est-il pas faux de dire, à la suite de Pierre Bourguet ”que l'art copte, trois siècles en avance, atteignit les sommets auxquels s'élèvera l'art médiéval européen". Karmouz peintures murales vie du Christ tissus |
||
| Potiers et poteries de l'Égypte chrétienne | Ballet (P.) | Pages 42-49 |
| Céramique Au même titre que d'autres domaines de l'Égypte chrétienne, les métiers de l'argile et leurs productions ont été longtemps considérés comme une entité spécifiquement égyptienne et rejetés ainsi en périphérie de la Méditerranée romano-byzantine. L'auteur nous propose ici une présentation de la production et des principaux ateliers de la vallée du Nil durant l'Antiquité Tardive qui n'ont rien à envier aux productions des autres régions de l'empire. On y découvrira la très longue perpétuation des formes et des fonctions des récipients céramiques dont l'origine est multiséculaire. lampes plats |
||
| Langue et littérature | Boud'hors (A.) et Bacot (S.) | Pages 50-59 |
| Paroles et écrits Dans les dossiers relatifs à la civilisation copte comme dans de nombreux catalogues d'exposition, on trouve quelques lignes ou pages sur la langue et la littérature. Plutôt que de reprendre une fois encore ces généralités, nous avons préféré présenter ici, après une brève introduction, trois facettes de ce vaste domaine : sans épuiser la question, elles sont représentatives de sa variété et de son intérêt. Chenouté le vin évangéliaire |
||
| Antinoé revisitée | Calament Demerger (F.) | Pages 60-67 |
| Portrait d'un "archéologue de circonstances" "Sa beauté reste cachée ; nul n'a pu soulever son voile"... Ce verset d'un hymne à Isis pourrait s'adresser tout aussi bien à l'archéologie copte naissante qu'à l'exploration de la ville antique d'Antinoé, au début de notre siècle. Albert Gayet Antinoopolis |
||
| Brève histoire de la "Mission des peintures coptes" | Van Moorsel (P.) et Innemée (K.) | Pages 68-75 |
| Découvertes récentes Lorsque, en 1856, le grand voyageur Porfyry Uspensky publia un rapport de son voyage en Égypte, illustré par une peinture du monastère de Saint-Antoine représentant un aigle, il tenait là une première car il fallut attendre finalement 1900, quand des vestiges de monastères coptes furent mis au jour à Baouît et Saqqara, pour que les peintures dans les monastères encore existants soient enfin documentées si, toutefois, elles n'avaient pas été recouvertes ultérieurement d'une couche de plâtre. De plus, il s'agissait encore rarement d'une classification systématique. Pour parvenir à ce résultat, il fallut attendre l'initiative de Serge Sauneron, directeur de l'Institut français d'archéologie orientale (IFAO) du Caire de 1969 à 1976. En effet, c'est lui qui confia au Père Jules Leroy, un orientaliste, la direction d'un nouveau projet de l'IFAO intitulé d'abord "Mission de copie des Peintures coptes", puis "Mission des Peintures coptes" et pour lequel des dessinateurs furent engagés. Esna Wadi Natroun I Sohag Wadi Natroun II Deir al Baramous Deir Anba Bishoï Deir es Sourian |
||
| La communauté copte aujourd'hui | Martin (M.) | Pages 76-81 |
Présenter la communauté copte dans son actualité n'est pas une tâche évidente. Il en va ici comme de son passé où l'histoire de l'Égypte chrétienne est écrasée entre celle de l'Égypte pharaonique et gréco-romaine, puis arabe : et même, peut-on appeler "coptes" Athanase et Cyrille d'Alexandrie, ses plus grandes figures ? Aujourd'hui encore, le touriste qui traverse Le Caire en courant avant de gagner la Haute Égypte, lorsqu'il a visité rapidement les églises du Vieux Caire, émouvantes certes mais modestes, quelle image peut-il en retirer de la communauté qui y prie quand il se rend de là aux monumentales et magnifiques mosquées, à la Citadelle plantée au cœur des immenses cimetières musulmans ? Il faut donc une attention spéciale pour s'y attacher : peut-être en trouvera-t-on la motivation dans le monachisme qui est né en Égypte, dans l'intérêt principal que les archéologues portent à ses monastères anciens, enfin dans le renouveau de la vie monastique qui est aujourd'hui le centre vital des chrétiens d'Égypte. Matta al-Maskine Wadi Natroun Deir Abou Makar Karm Abou Mina Tôd |
||
| Les Coptes | Iran, la Perse de Cyrus à Alexandre |