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Dossiers d'Archéologie n° 228 du 01/11/1997 Numéro Normal Les Ibères, de l'Andalousie au Languedoc Les côtes méridionales et orientales de la péninsule Ibérique ont été habitées au cours du dernier millénaire av. J.-C. par des peuples qui, malgré leur diversité, preésentent suffisamment de caractères communs pour qu'on puisse les envisager ensemble. La culture ibérique est ainsi l'aboutissement d'un long processus, engagé dèsle Bronze Final, et qui a pris des formes variées selon les régions. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Les Ibères | Moret (P.), Rouillard (P.) | Pages 4-13 |
Les côtes méridionales et orientales de la péninsule Ibérique, de l’Andalousie au Languedoc occidental, ont été habitées au cours du dernier millénaire avant notre ère par des peuples qui, malgré leur diversité, présentent suffisamment de caractères communs pour qu’on puisse les envisager ensemble. Du monde tartessien au monde ibérique, de la vallée du Guadalquivir aux plaines littorales de la façade orientale, les vestiges de l’art, de l’artisanat et de l’architecture indigènes attestent l’étroitesse des contacts maintenus par ces peuples avec les principales cultures contemporaines de la Méditerranée. péninsule Ibérique, Andalousie,Tartessos |
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| Les Ibères et leurs partenaires méditerranéens | Rouillard (P.) | Pages 14-21 |
| Phéniciens, Grecs, Puniques et Romains La Méditerranée a été en permanence traversée par des mouvements d’hommes, d’objets ou de techniques et les marges occidentales de cette mer ont été affectées par ces mouvements à des degrés divers et selon une ampleur variable. Aux VIIIe et VIIe siècles, l’Andalousie est le principal partenaire des Phéniciens et des Grecs, puis le littoral oriental de la Péninsule a été au contact des Grecs, surtout de Phocée. Finalement, à partir du IIIe siècle, avec les Puniques puis avec les Romains, les modalités d’échange se modifient radicalement et la Péninsule entre alors dans la vie politique méditerranéenne. péninsule Ibérique, Phéniciens, Grecs, Seconde Guerre punique, |
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| Art grec et art ibérique | Marcadé (J.) | Pages 22-27 |
Abstraction faite de la période préhistorique où elle semble reliée davantage à l’Europe continentale, la péninsule Ibérique participe essentiellement, dans l’Antiquité, du monde méditerranéen. Située sur le dernier détroit, le plus occidental, de la Mer intérieure, elle a vu passer au cours du Ier millénaire av. J.-C. jusqu’à la romanisation, des marins et des commerçants venant des divers foyers de civilisation qui se sont épanouis sur ses bords. La côte est de l’Espagne et sa côte sud en témoignent, où ils avaient leurs points d’escale, leurs comptoirs, voire leurs entrepôts et leurs établissements marchands sur la route des ressources agricoles et minières qui entretenaient le mirage de l’Extrême-Occident. péninsule Ibérique, céramique, métaux, coroplastes, sculpteurs |
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| Ibérie et Etrurie | Torelli (M.) | Pages 28-31 |
| Etude comparative de deux régions périphériques Les comparaisons entre différentes cultures sont toujours incertaines et discutables, particulièrement quand il s’agit d’étudier les expressions artistiques de civilisations très diverses sur le plan anthropologique, culturel et politique. Dans ce genre d’approches, on privilégie trop souvent un aspect culturel particulier comme objet de recherche, influencé à l’évidence par des images produites par ces cultures. Derrière les représentations figurées, se cachent des modes de pensée qui sont le fruit d’exigences, d’expressions ou de messages élémentaires qui ont, pour ainsi dire, valeur universelle et intemporelle, pour ne pas dire évidente et banale. Quelquefois pourtant, les comparaisons des significations et des formes de la représentation dans différentes cultures peuvent apparaître d’une certaine utilité, surtout si elles sont à même de présenter des systèmes iconographiques organisés comparables à ceux d’autres civilisations qui nous sont proches, même de manière lacunaire : il s’agit en somme d’une démarche qui peut confirmer utilement des hypothèses ou tout au moins quelques éléments nouveaux pour le débat. péninsule Ibérique, étrusques, sculptures |
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| Le Languedoc ibérique | Gailledrat (E.) | Pages 32-35 |
La question de l’identité culturelle d’une partie de l’actuel Languedoc-Roussillon a depuis longtemps été posée, au vu de la parenté que présentent à l’âge du Fer les régions entre les Pyrénées et l’Hérault avec les terres sises dans cette vaste frange littorale méditerranéenne de la Péninsule allant des Pyrénées jusqu’en Andalousie occidentale, que l’on reconnaît comme étant le domaine Ibère (stricto sensu). Cette parenté archéologique se reflète dans un certain nombre de traits de culture matérielle, ou encore dans les pratiques funéraires, tandis que la diffusion à partir du IVe s. av. J.-C. de l’écriture ibérique semble entériner cette vision d’un Languedoc occidental et d’un Roussillon intégrés sans réserves à un même complexe péninsulaire. Ibères, Ligures, Phéniciens, importations |
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| Langues et écritures de l'Espagne préromaine | Lambert (P.-Y.) | Pages 36-41 |
Le problème des langues et des écritures de l’Espagne préromaine – à l’instar de celui, célèbre, de l’étrusque – n’est plus lié à la lecture ou au déchiffrement, mais à l’isolement de langues non indo-européennes dont les mots et la grammaire, inconnus, ne se laissent comparer à rien de connu (hormis une langue celtique, le celtibère, et la possibilité d’une comparaison entre l’ibère et le basque) : ces langues, attestées épigraphiquement, ne sont identifiées que pour une partie du territoire, et leur étude passe obligatoirement par celle de leur milieu culturel. déchiffrement, épigraphie, ibère, celtibère |
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| L'architecture et l'urbanisme | Moret (P.) | Pages 42-47 |
L’architecture ibérique est typiquement méditerranéenne. Les matériaux, les techniques de construction, les aménagements domestiques sont à quelques nuances près les mêmes que l’on retrouve dans de nombreuses régions du monde antique, du Languedoc à l’Afrique du Nord. En même temps, la conception de l’habitat trahit des préférences, des inflexions, voire des absences qui lui confèrent un caractère original. C’est cette spécificité que nous tâcherons de mettre en lumière, dans un bref tour d’horizon qui ne prétend pas à l’exhaustivité. péninsule Ibérique, maison, villages clos, bourgs fortifiés, équipements collectifs |
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| La sculpture zoomorphe ibérique | Blanquez-Pérez (J.) | Pages 48-51 |
L’étude de la sculpture ibérique, une des plus belles manifestations de cette culture, a souffert tout au long de ce siècle de l’absence de contextes archéologiques sûrs. Les sculptures étant apparues dans leur majorité de manière fortuite, à la suite d’activités agricoles, la recherche spécialisée a vu durant des décennies ses travaux cantonnés dans à des considérations stylistiques, bien sûr envisageables, mais limitées. En effet, on l’a vu par la suite, la sculpture ibérique n’obéit pas aux mêmes canons que ceux des autres cultures méditerranéennes, comme par exemple la sculpture grecque. |
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| Le monde des bronzes ibériques figurés | Nicolini (G.) | Pages 52-57 |
Parmi les témoins de l’art ibérique, les bronzes figurés occupent une place de choix. Ils constituent en effet un véritable monde d’images, de formes, de signes, d’une diversité incomparable, qui sont loin d’avoir été complètement expliqués aujourd’hui. péninsule Ibérique, figurines |
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| La véritable histoire de l'or ibérique | Perea (A.) | Pages 58-63 |
On résiste difficilement à l’attrait de l’or ; brillant et discret, d’une couleur jaune inaltérable, souple et maléable jusqu’à devenir transparent, il a permis aux orfèvres, grâce à ses qualités techniques, de réaliser de splendides œuvres d’éternité. En outre, dans la péninsule Ibérique, à la beauté intrinsèque du métal, vient s’ajouter un savoir-faire venu des artisans phéniciens, grecs et ibères. Phéniciens, Grecs |
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| Les métaux ibériques dans les échanges méditerranéens | Domergue (C.) | Pages 64-65 |
| VIe- IIIe siècle av. J.-C. Très tôt, les métaux ont voyagé d’un bout à l’autre de la Méditerranée. Ainsi, dès le XIVe-XIIe siècle avant J.-C., le cuivre de Chypre fait l’objet d’un commerce maritime (épaves du Cap Gelidonya, d’Ulu Burun), déjà transméditerranéen, comme le montrent les lingots en forme de peau de bœuf transportés jusqu’en Sardaigne et peut-être aux Baléares (épave de Formentera ?). |
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| La monnaie dansla société ibérique | Campo (M.) | Pages 66-71 |
L’introduction de l’usage de la monnaie dans la société ibérique est le résultat d’un long processus. Bien que les Ibères connaissent l’existence de la monnaie à des dates très avancées grâce à leurs contacts avec les marchands, d’abord grecs puis plus tard aussi puniques, ils n’émettent pas leurs premières monnaies avant le dernier quart du IIIe siècle avant J.-C. Ce mode de paiement et de thésaurisation s’intègre de façon quotidienne dans la société ibérique plus tard encore, sous la domination romaine aux IIe et Ier siècles avant J.-C. numismatique, frappes, occupation romaine, émissions |
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| Iconographie méditerranéenne et céramique ibérique | Ramos (R.) | Pages 72-75 |
La céramique ibérique peinte du site archéologique de La Alcudia de Elche(1) occupe une place importante dans le domaine de l’iconographie méditerranéenne occidentale aux IIe et Ier siècles av. J.-C. On y trouve représentée une divinité féminine presque complète, dotée d’ailes et portant un vêtement évasé, toujours associée au symbolisme animal et à une végétation luxuriante et bordée de rosettes, marques de sa divinité et de sa présence ; quelques fois, elle apparaît sous la forme d’un protomé émergeant telle une fleur de son calice : cette représentation fait référence à la naissance du bouton de fleur qui se métamorphose en visage féminin ; la germination végétale se manifeste par une figure divine naissante dont la tige est toujours celle d’une fleur, avec laquelle on traduit une des pensées universelles du monde antique, l’idée du passage. Cratère, œnochoé, kalathos |
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| Les tissus dans le monde ibérique | Cabrera (A.) | Pages 76-77 |
| Technique et iconographie Avant de commencer cette brève étude, il convient de souligner que les tissus conservés d’époque ibérique sont très rares et très fragmentés. Cela peut s’expliquer par la fragilité de ces matériaux et par la pratique funéraire ibérique : la crémation. Certains des tissus carbonisés se sont conservés, mais la plupart ont disparu, consumés par les flammes du bûcher funéraire. Nous pouvons tirer des renseignements sur les tissus grâce à quatre types de sources : les rares spécimens de tissus, les sources écrites, tant grecques que latines qui nous parlent des types de vêtements mais aussi des matériaux textiles utilisés par les Ibères, les représentations iconographiques (sculpture, céramique et métal) et, finalement, les découvertes archéologiques relatives à l’activité textile (instruments et ateliers). Lin, métiers à tisser |
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| Le récit comme langage artistique | Aranegui Gasco (C.) | Pages 78-83 |
Il est évident qu’on ne peut pas soustraire aux images en général leur capacité de relater, mais les formes visuelles narratives réunissent des caractéristiques spécifiques. En premier lieu, elles contiennent, d’une certaine manière, la notion de temps, et en second lieu, elles renferment la référence à un cas concret qui, en illustrant une scène, la transforme en récit. péninsule Ibérique, Ibérique Ancien, Ibérique Moyen, Ibérique Récent |
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| Les rituels funéraires dans la culture ibérique | Vives (E.) | Pages 84-85 |
Le rituel funéraire propre à la culture ibérique est la crémation du cadavre avec son équipement, et la déposition postérieure des restes accompagnés du mobilier du défunt dans des nécropoles bien définies dans l’espace. Un rapprochement avec ce modèle type permet de distinguer des différences géographiques et chronologiques qui, sans changer le sens profond de la crémation des défunts, suggère des nuances concernant la structure sociale, les goûts et les actions propres de chaque communauté. |
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| Les Ibères, de l'Andalousie au Languedoc | Cîteaux 98, l'épopée cistercienne |