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Dossiers d'Archéologie n° 252 du 01/04/2000 Numéro Normal Les momies égyptiennes et incaïques On a rarement autant parlé des momies qu'aujourd'hui, peut-être parce qu'elles symbolisent une quête d'éternité dont le besoin correspond bien à l'esprit de notre temps. Peut-être aussi parce qu'elles inspirent un sentiment mitigé de curiosité et de peur. Pourtand, là où elles ont existé, les momies "artificielles" c'est-à-dire réalisées à des fins précises, correspondent à un sentiment religieux profond, respectueux de la mort et de l'au-delà. Ce Dossier d'Archéologie présente dans ce numéro spécial les deux grandes régions du globe où la pratique de la momification s'est sans doute la plus développée : l'Egypte et l'Amérique du Sud. Poussant plus ploin que le simple désir de "voir" un mort, il présente au contraire la momification dans sont contexte religieux général et les informations déterminantes que les études menées sur les momies apportent aux chercheurs et aux spécialistes des populations anciennes. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| La quête éperdue de l 'éternité | Dunand (F.) | Pages 6-17 |
En Egypte comme ailleurs, c’est dans le cadre des pratiques funéraires que s’expriment, pour la première fois, les questions que les hommes se posent sur leur devenir. Dès le début du Ve millénaire, époque où les pratiques et les croyances religieuses des premiers habitants de l’Egypte sont dans une complète obscurité, un rituel semble présider aux inhumations ; des parures sont déposées auprès des corps en position contractée. Progressivement, le matériel funéraire se diversifie et s’enrichit : armes, poteries, objets de toilette, bijoux révèlent la différenciation sociale qui s’affirme au sein des communautés, et surtout indiquent l’existence, dès cette époque, de la notion d’une survie possible après la mort. Egypte momies immortalité rites funéraires |
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| Evolution de la demeure d'éternité de l'ancienne Egypte | Schweitzer (A.) | Pages 18-29 |
| Sarcophages, cercueils et parures de cartonnage Le souci de procurer au défunt une demeure d’éternité, complément indispensable à la préservation du corps, se manifeste dans l’Egypte ancienne dès la plus haute Antiquité. Selon les époques se succèdent des matériaux plus ou moins élaborés, offrant une grande diversité dans le choix et la forme du support, sa décoration iconographique et textuelle. Destinées à assurer la survie dans l’au-delà en y transposant souvent les préoccupations de la vie terrestre, ces demeures reflètent une évolution constante du modèle de pensée des Egyptiens dont certaines particularités permettent d’établir une chronologie et une provenance relativement précise. |
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| Aspects techniques de la momification | Lichtenberg (R.) | Pages 30-37 |
La momification est une démarche religieuse, mais il s’agit aussi d’une technique complexe dont l’origine remonte au troisième millénaire avant notre ère. Il faudra attendre mille ans pour qu’elle soit performante, l’apogée se situant au Nouvel Empire. A l’époque ptolémaïque et surtout à l’époque romaine, elle est accessible à l’ensemble de la population. La momification, partie intégrante de la religion traditionnelle, devient plus rare avec la montée du christianisme, puis disparaît lors de l’arrivée de l’islam. Egypte Momies |
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| Les momies égyptiennes devant la science | Heim (J.-L.), Lichtenberg (R.) | Pages 38-45 |
L’examen des momies égyptiennes à des fins de recherche a débuté avec l’essor de l’égyptologie au début du XIXe siècle. S’agissant de corps morts, l’étude des momies relève de toute évidence des méthodes de la médecine légale dont la plupart des techniques ont été appliquées à un moment ou à un autre. Aujourd’hui l’étude des momies relève de plusieurs disciplines et méthodes d’analyses comprenant autant l’anthropologie physique et la radiologie que la paléo-parasitologie et la paléo-génétique. Egypte Sarcophage |
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| Les momies d'animaux | Lichtenberg (R.), Zivie (A.) | Pages 48-53 |
L’une des pratiques les plus surprenantes à nos yeux, parmi toutes celles de l’Egypte ancienne, est celle de la momification des animaux associés à certains dieux et déesses. Le fait est déjà remarquable en soi, mais il l’est plus encore quand on sait que, tardivement surtout, certaines espèces animales ont été systématiquement inhumées dans de véritables catacombes. Leur momification, plus ou moins poussée, n’est alors que l’un des aspects funéraires de pratiques cultuelles qui font des animaux des intercesseurs privilégiés entre les hommes et les dieux. Egypte Ex-voto |
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| La momie de Martres d'Artières | Soto-Heim (P.) | Pages 54-55 |
| Auvergne La momie de Martres-d’Artières fut découverte en 1756 dans le terroir de Jarlot à Artières près de Riom en Auvergne par des paysans qui bêchaient dans un champ ; la momie était placée dans un cercueil rectangulaire en plomb dont les parois intérieures étaient recouvertes des produits d’embaumement mêlés à de l’argile. gallo-romain embaumement |
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| Les momies américaines | Soto-Heim (P.) | Pages 56-71 |
| Amérique du Sud Les momies ont depuis toujours exercé fascination, émerveillement et curiosité. En effet, elles représentent les restes physiques d’êtres humains qui ont vécu dans le passé et dont l’examen détaillé nous permet de connaître un peu mieux leur histoire, leur aspect physique, leurs maladies, leur durée de vie ainsi que les particularités de leurs sociétés : coutumes, pratiques funéraires, offrandes. Mais les momies étaient faites pour durer et pour transgresser le passage de la vie à la mort. Aussi nous permettent-elles de découvrir les croyances de populations dont certaines ignoraient l’écriture, et de découvrir, au travers du mobilier funéraire qui leur était associé, leurs techniques de fabrication d’objets usuels ou rituels et leurs qualités artistiques. Chinchorro Chili Cerro el Plomo Pérou Inca Cordillère des Andes |
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| Les Incas et leurs momies | Bernand (C.) | Pages 76-85 |
| Amérique du Sud Les peuples de la Cordillère des Andes vénéraient les corps desséché de leurs ancêtres en tant qu’émanations du pouvoir fécondant de l’univers. Les Incas détournèrent à leur profit cette coutume séculaire, en imposant à tout l’empire la vénération des dépouilles royales. Celles-ci furent soigneusement embaumées, revêtues des plus beaux tissus, masquées et exhibées lors de tous les rituels célébrés pour honorer le Soleil et ses enfants. |
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| Les momies égyptiennes et incaïques | Archéométrie |