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Dossiers d'Archéologie n° 31 du 01/11/1978 Numéro Normal Mosaïque romaine en Afrique du Nord L’Afrique romaine fut une terre de prédilection pour la mosaïque. Le grand nombre de mosaïques conservées et surtout la qualité qu’elles ont atteinte permettent de définir une “école africaine de mosaïque”. Héritière de la tradition punique des pavements, elle perpétua cet art jusqu’en pleine période byzantine et même au-delà. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Les pavements puniques | Fantar (M.) | Pages 6-11 |
Au cours des 10 dernières années, les fouilles menées en Tunisie, en Sicile, en Sardaigne et en diverses régions de Méditerranée occidentale, nous ont permis de mieux connaître la civilisation punique. La presqu'île de Carthage en particulier connaît depuis quelques années une intense activité archéologique : prospections géophysiques, sondages, fouilles, restauration et mise en valeur des monuments, classement et analyse du matériel recueilli. Des vestiges puniques ont été repérés un peu partout: quartier d'habitations au bord de la mer non loin du palais où résidait le dernier bey de la dynastie husseinite ; constructions puniques au pied de la colline de Byrsa, colline dont le sommet est toujours occupé par la basilique des Pères Blancs malgré son état qui menace ruine. |
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| L'école africaine de mosaïque | Charles-Picard (G.) | Pages 12-31 |
A la fin du Ier s. ap. J.-C., se développe en Afrique du Nord une école de mosaïque qui se dégage peu à peu des influences italiennes et orientales et crée des œuvres originales, d'une grande fantaisie décorative et d'une infinie variété de formes et de couleurs. À partir du milieu du IIe siècle et au IIIe siècle, on peut parler d'un véritable âge d'or de l'école africaine de mosaïque dont les productions contribueront largement avec celles des autres provinces romaines d'Europe et d'Orient à la genèse de la mosaïque byzantine au IVe siècle. |
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| Parade et publicité dans les mosaïques d'amphithéâtre | Beschaouch (A) | Pages 32-36 |
À l'exemple de Rome, l'aristocratie carthaginoise et la bourgeoisie des cités de la Province africaine offraient, en grand spectacle, des jeux. C'étaient des fastes publics, déployés à grands frais, liés à l'entrée en charge des magistrats d'Empire ou à l'accession des élus locaux aux dignités municipales. Cette pratique, composante essentielle de l'évergétisme (c'est-à-dire de la générosité en vue de la popularité), sauvegardait, à sa manière, le dialogue social. Aux agglomérations policées comme aux points de rassemblement périodique de populations, elle devait donner une vie assurément moins morose que celle des villes dont les loisirs se comptent à la mesure de la fluctuation des subventions d'État. Elle constituait, surtout, un signe distinctif de la civilisation selon l'idéal romain répandu autour de la Méditerranée. Enfin, elle dura, prospère, jusqu'à l'Antiquité tardive, malgré le triomphe du Christianisme et l'incessant progrès de nouvelles mentalités. |
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| Dionysos dans les mosaïques d'Afrique | Foucher (L.) | Pages 37-47 |
Le dieu grec Dionysos, déjà importé des royaumes hellénistiques dans l'Afrique punique, a été très populaire à l'époque impériale aussi bien dans certaines sociétés punico-berbères que chez les descendants des vétérans d'origines diverses installés dans les colonies ; doté de son vieux nom latin, Liber Pater, il a pu être assimilé à de vieilles divinités, locales ou déjà implantées. Des inscriptions et les vestiges de quelques temples attestent la vitalité de ce culte qui se perpétua jusqu'au temps de Saint-Augustin ; mais ce sont surtout les mosaïques qui, en très grand nombre, témoignent de la faveur dont il a joui dans les classes de notables. Celles-ci, inspirées des créations de la peinture hellénistique reproduisent à satiété les diverses scènes de la vie et des aventures du dieu, souvent groupées dans les compartiments d'un même pavement dont la disposition a varié selon les époques et les modes. Elles permettent donc de faire revivre les différentes étapes de la carrière de Dionysos, son enfance, ses activités d'adulte, ses triomphes, ses amours et, en même temps, de se poser des questions sur la signification symbolique de ces images colorées. |
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| Thysdrus, haut-lieu de la mosaïque africaine | Slim (H.) | Pages 48-61 |
El Jem, l'antique Thysdrus, a livré une quantité impressionnante de très belles mosaïques aux décors variés : combats d'animaux, scènes de banquet, thèmes dionysiaques, scènes galantes, etc. |
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| Acholla : la mosaïque au IIe siècle | Gozlan (S.) | Pages 62-79 |
La province romaine de Byzacène qui se partageait avec la Proconsulaire au nord, le territoire de la Tunisie actuelle, fut un des grands centres créateurs de la mosaïque en Afrique du Nord. L'art de la mosaïque à Acholla en Byzacène atteint son apogée au IIe siècle. |
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| La chasse dans la mosaïque du IIIe siècle | Ennaïfer (M.) | Pages 80-92 |
Dès l'époque préhistorique, le thème de la chasse a toujours fait partie du répertoire artistique africain comme en témoignent les peintures rupestres. Adopté par les mosaïstes, le motif atteint de nouvelles dimensions et donne lieu à des créations grandioses. |
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| Les mosaïques d'Algérie | Blanchard (M.) | Pages 93-102 |
Du point de vue de l'histoire de la mosaïque, la Numidie et la Maurétanie Césarienne apparaissent, à quelques exceptions près, comme des provinces de la mosaïque africaine, dans la dépendance artistique des grands centres créateurs de la région de Carthage et de la Byzacène Proconsulaire. Mais certaines œuvres, par le degré de réussite ou par le développement extrême de certaines tendances esthétiques, constituent des documents très importants pour comprendre l'évolution de l'école africaine dans son ensemble. |
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| Timgad, uen école originale de mosaïque | Germain (S.) | Pages 103-107 |
Vers l'an 200, un atelier de mosaïstes particulièrement maîtres de leur technique, a créé à Timgad en Numidie des mosaïques d'une étonnante originalité et d'une remarquable qualité esthétique. |
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| Mosaïque romaine en Afrique du Nord | La musique au Proche-Orient ancien |