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Dossiers d'Archéologie n° 283 du 01/05/2003 Numéro Normal Mystérieuse Cappadoce Malgré les différences culturelles qui nous séparent, la Cappadoce reste une terre mystérieuse et attirante. Sa riche histoire passionne, et son architecture antique, païenne ou chrétienne, éveille la curiosité et suscite l'étonnement. Dès 1982, un numéro des Dossiers d'Archéologie était consacré à ce pays fabuleux aux surprenantes richesses, suivi, en 1987, d'un deuxième volume consacré aux monuments païens et chrétiens de Cappadoce. La premier est épuisé et le second est en passe de l'être. 15 ans plus tard, nous y consacrons un nouveau numéro. Le contexte géographique et historique y est succinctement évoqué, ainsi d'ailleurs que le rôle majeur joué dans l'histoire de l'Église par les Pères cappadociens Basile le Grand, Grégoire de Nysse et Grégoire de Naziance. Mais pour l'essentiel, ce numéro privilégie les découvertes récentes, certaines remontant à l'hiver 2002 ! Grâce à de minutieuses prospections, de nouvelles églises troglodytiques ont été reconnues, parfois accompagnées de salles annexes importantes, couvertes de peintures plus ou moins bien conservées. Vous les découvrirez ici en avant-première. Les recherches s'intéressent également à des sujets plus pointus comme l'utilisation du lapis lazuli. Chaque année, la découverte de nouveaux monuments s'ajoutant à une documentation archéologique déjà riche et diversifiée, permet de compléter – et parfois de réviser – notre connaissance de la région, de l'époque paléochrétienne au XIIIe siècle, nous renseignant sur sa population, ses croyances et ses pratiques religieuses, ses traditions artistiques. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Géographie physique et humaine | Thierry (N.) | Pages 4-8 |
La Cappadoce (du vieux perse Katpatuka signifiant “pays des beaux chevaux”, transcrit Kappadokiè par Hérodote) est la partie centrale du plateau anatolien que traversent les grandes voies eurasiennes sud, stratégiques et commerciales. Elle est limitée au nord par les chaînes pontiques et au sud par celles plus élevées du Taurus. Elle comprend le bassin du K?z?l Irmak (le fleuve Rouge), entre le désert du Tuz Gölü (Lac Salé) et l'Euphrate et la double barrière de l'Anti-Taurus. drachme, dirhem, Ariarathe V, Argée, Maçan, El Nazar, Hanköy, églises |
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| L'influence de saint Basile en Occident | Gain (B.) | Pages 12-16 |
| Histoire religieuse En raison de ses multiples activités, l’aîné des Cappadociens a exercé une influence notable en particulier sur le monachisme, la législation ecclésiastique, la théologie du Saint-Esprit et le culte des images. évêque, regula basili, saint Benoît d'Aniane, concile de Florence, manuscrits |
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| Architecture et liturgie | Lemaigre Demesnil (N.) | Pages 18-25 |
| Architecture religieuse Le phénomène rupestre a fait de la Cappadoce un conservatoire important de monuments, dont les plus “lisibles” restent les églises. Lieu de la célébration eucharistique, elles abritaient aussi d’autres fonctions – martyriales, funéraires, commémoratives – qui impliquaient des pratiques cultuelles particulières. L’organisation architecturale, le mobilier liturgique conservé in situ, permettent d’inscrire, en partie, dans leur contexte certains rites qui accompagnaient ces pratiques. reliques, églises, Çavusin, Mavrucan, Göreme, Eski Gümüs, liturgie, Gorgoli, Güzelöz, Saint-Théodore |
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| Avanos-Göreme | Thierry (N.) | Pages 26-31 |
| Vocation religieuse d'une contrée De l’Antiquité au Moyen Âge, les sources littéraires et archéologiques s’accordent pour témoigner de la vocation religieuse de la contrée d’Avanos-Göreme. Le cas est unique en Cappadoce. Vénasa-Avanos, Zeus Ouranos, Maçan-Avcilar, Çavusin, Korama-Göreme |
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| Les établissements monastiques de la basse vallée de Göreme | Lucas (P.) | Pages 32-41 |
| Prospections archéologiques Résidant en Cappadoce depuis quelques années, l’auteur a repris systématiquement les inventaires de divers centres. Ses découvertes ont été étonnamment nombreuses et les notes suivantes précèdent des publications à venir. Dans cet article, il se limite à la présentation de nombreux réfectoires, à des complexes rupestres et à quelques églises inédites, de la basse vallée de Göreme et de ses abords. Commençons par Maçan (plus tard nommé Avcilar et enfin Göreme). Karni-Beçak, ensemble rupestre, Békir, églises, cap rocheux, vallée d'El-Nazar, église de la Colombe |
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| L'aristocratie cappadocienne aux Xe-XIe s. | Cheynet (J.-C.) | Pages 42-49 |
| Histoire politique Le 15 août 718, la Vierge, protectrice de Constantinople, sauva la Reine des villes du dernier grand siège mené par les Arabes, mais l'Asie Mineure resta ouverte à leurs expéditions pendant deux siècles. Dans la seconde moitié du IXe siècle, le rapport des forces commença à se modifier en raison de l'éclatement de l'immense califat abbasside et du redressement de l'Empire byzantin, capable de mobiliser des troupes plus efficaces et plus nombreuses. Les opérations militaires ne cessèrent pas, mais se déroulèrent à l'échelon régional. Les émirs de Mélitène, de Tarse, puis d'Alep menèrent le djihad, en principe annuel, contre les chrétiens pour le compte du monde musulman. Face à eux, de l'autre côté de la chaîne du Taurus, qui forme une frontière naturelle et semi désertique, se dressèrent les habitants des provinces frontières (akrai en grec), correspondant en gros à la Cappadoce, d'où le nom de guerre acritique donné à ce type de combat. Çavusin, Grand pigeonnier, sceaux, église de Tokali, Göreme |
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| Les fonds de lapis-lazuli en peinture monumentale au Xe s. | Thierry (N.) | Pages 50-57 |
| En Transcaucasie et en Cappadoce Le Xe s. fut celui de l’apogée de l’Asie Mineure byzantine et des royaumes chrétiens d’Arménie et de Géorgie, alors que le califat de Bagdad tombait en décadence. Durant l’état de guerre entre mondes arabe et byzantin, le commerce des matières précieuses n’avait pas cessé et le goût du luxe oriental gagna la riche et nouvelle société d’Anatolie et de Transcaucasie. L’emploi du lapis-lazuli comme fond des peintures monumentales en est un signe caractéristique. grottes, royaumes arméniens, église de Tokali, monastère de Tatev, Agtamar, Géorgie, Ishan |
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| Çarikli kilise | Jolivet-Lévy (C.) | Pages 58-65 |
| Une fondation aristocratique à Göreme Les portraits de donateurs peints dans l'église de Göreme permettent d'attribuer sa fondation à l'intervention d'une grande famille aristocratique byzantine, qui pourrait être celle des Mélissènoi. L'analyse du programme iconographique, savamment distribué, nous éclaire sur la valeur qui était attribuée aux images dans la quête du salut. donateurs, "la Précieuse Croix", famille des Mélissènoi, peinture murale |
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| L'architecture construite en Cappadoce byzantine | Ousterhout (R.) | Pages 66-71 |
| Période byzantine La Cappadoce byzantine est considérée comme une région d’établissements creusés souterrains. Effectivement, la plupart des monuments est taillée dans la roche, mais ce n’est pas exclusif, bien que les édifices construits aient beaucoup moins attiré l’attention que les autres. Les recherches réalisées au cours de ces dix dernières années sur le site de Çanli Kilise (près d’Aksaray, en Cappadoce occidentale) suggèrent une coexistence entre les deux formes d’architecture. Çanli kilise, naos, édifices de pierre, établissement mixte |
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| Le monastère byzantin d'Erdemli | Aldehuelo (N.) | Pages 72-79 |
| Architecture religieuse Le monastère d’Erdemli est un des plus vastes de la Cappadoce rupestre – notamment son église dont la surface est de 100 m2. Ses installations agricoles très importantes coexistaient avec de vastes salles aux sculptures architectoniques. Sa fortune était évidemment liée à celle de la ville voisine, comme toutes les pieuses fondations qui s’échelonnent du Xe au XIIIe s. saray, deisis, structures agricoles, plan |
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| Nouveaux décors du XIIIe siècle à Tatlarin | Jolivet-Lévy (C.) | Pages 80-85 |
| Renouveau artistique Après une période de grands bouleversements liés à la conquête turque de la région, à la fin du XIe siècle, la paix seldjoukide du XIIIe siècle et la prospérité économique qui l'accompagne favorisent la reprise des fondations chrétiennes en Cappadoce. peintures murales, inscriptions, église n° 1, église n° 2, binité |
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| Hadji Bektach et son sanctuaire en Cappadoce | Beldiceanu-Steinherr (I.) | Pages 86-89 |
| Religion et culte La Cappadoce, le terme étant pris dans son sens large, abrite un sanctuaire où repose Hadj? Bektach, le fondateur de l'ordre des Bektachi. Il est situé à quelques kilomètres au nord de la boucle du K?z?l?rmak, le Halys des Anciens, dans la ville qui porte son nom. Il s'agit de l'actuel Hac?bekta±. C'est autour du sanctuaire que s'est construite la ville qui n'était au XVe siècle qu'un village. la Vita, époque ottomane |
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| Alevi et Bektachi | Diler (A.) et Bastenaire (J.) | Pages 90-93 |
| Communauté religieuse contemporaine En Cappadoce, à 35 km au nord-ouest du village d’Avanos, la bourgade de Hac? Bekta± (prononcer hadji bektash) est le plus important centre de pèlerinage de la seconde communauté religieuse de Turquie. Le sanctuaire est visité quotidiennement par une trentaine de croyants en moyenne. Un festival annuel rassemble jusqu’à un million de personnes du 15 au 18 août autour de spectacles en plein air et de rencontres de bardes qui chantent les articles de foi de la communauté. Alevi, Üçler, danses rituelles, chants, Hadji Bektach Veli |
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| Mystérieuse Cappadoce | Vix, le cinquantenaire d'une découverte |