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Dossiers d'Archéologie n° 218 du 01/11/1996 Numéro Normal Paris, de Clovis à Dagobert Si une capitale mérovingienne n’a guère de points communs avec une capitale telle qu’on l’a vue se constituer progressivement depuis le Moyen Age classique, il n’en reste pas moins que Paris, du fait de Clovis, est bien devenue, selon l’expression de Grégoire de Tours, le “siège” du royaume. Plus de 150 ans plus tard, en 567, les petits-enfants de Clovis attachent à sa possession une telle importance qu’ils s’entendent par un traité pour qu’aucun d’eux ne s’y installe sans l’agrément des autres. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Ce que l'on sait des Francs avant le baptême de Clovis | Musset (L.) | Pages 4-13 |
Les Francs, comme beaucoup de leurs congénères, auraient bien pu passer dans l'histoire sans que la mémoire des hommes ne retienne leur existence. Pourtant c'est le contraire qui se produisit, et à un point tel qu'ils donnèrent leur nom à un pays moderne, la France. Les lignes qui suivent analysent en détail les raisons de ce succès historique qui tient non seulement à la valeur des hommes mais également à celle de la foi qu'ils ont adoptée. |
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| De Clovis à Dagobert | Rouche (M.) | Pages 14-21 |
| Politiques et pouvoir des rois mérovingiens Cet article traite de trois rois francs dont la personnalité a fortement marqué leurs contemporains : Clovis, Clotaire II et Dagobert. Le premier sut appliquer et maintenir un partage parfait des tâches entre l'Église et l'État ; le second fut, un siècle plus tard, le réunificateur des Gaules ; le dernier, fils du précédent, s'illustra brillamment par sa politique extérieure et ses contacts avec les Slaves et l'empereur d'Orient. |
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| La pratique de l'écriture | Vezin (J.) | Pages 24-31 |
| Pendant l'époque mérovingienne Clovis savait-il écrire ? La question peut paraître surprenante au premier abord, tant il semble entendu qu'un roi "barbare" ne pouvait être qu'analphabète. Dans le cas précis de ce souverain, il est impossible de répondre car nous ne conservons aucun document original émané de son autorité ; mais il en va différemment de ses successeurs, comme nous espérons le montrer. |
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| Sainteté mérovingienne | Duchet-Suchaux (G.) | Pages 32-39 |
Suite logique et presque naturelle du Bas-Empire, la période mérovingienne est constamment balancée entre barbarie et civilisation, désordre et ordre, cruauté et sainteté. On aurait en effet tort de croire qu'en ces temps du premier christianisme, la conversion à la foi du Christ ait changé fondamentalement la nature brutale des hommes. Les principes les plus nobles n'éveillaient souvent aucun sentiment de justice dans leurs cœurs. Mais était-ce le résultat d'une déficience de la parole de Jésus ou plutôt du comportement déréglé de ceux auprès desquels elle était prêchée ? |
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| La cathédrale mérovingienne Saint-Étienne de Paris | Fleury (M.) | Pages 40-45 |
| Origine et date de construction Le site de la basilique mérovingienne qui a précédé l'actuelle cathédrale Notre-Dame a été fouillé en 1847, sur l'ordre du comte de Rambureau, préfet de la Seine. Depuis, ses substructions n'ont pas été remises au jour, sauf, au cours de nos fouilles de 1965-1972, sur une faible partie de la façade occidentale que nous avons pu laisser visible dans une annexe de la crypte archéologique du parvis Notre-Dame. En revanche, ces fouilles ont permis d'identifier un petit tronçon du mur gouttereau d'un deuxième collatéral nord. |
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| La construction de la cathédrale de Paris | Dérens (J.) et Fleury (M.) | Pages 46-49 |
| Par Childebert Ier Au mépris de son titre, qui désigne nommément l'église cathédrale de Paris, le poème De ecclesia Parisiaca de Fortunat a été rapporté à la basilique Saint-Vincent par Gislemar, chancelier et historien de l'abbaye. A la suite de cet auteur et jusqu'à nos jours, les savants ont hésité entre ces deux attributions, se prononçant pour l'un ou pour l'autre des édifices, sans pouvoir emporter absolument la conviction. Après certains travaux récents, il nous a paru possible de parvenir à une certitude et de lever ce doute, très préfudiciable à la connaissance du Paris de l'époque mérovingienne. |
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| Les sanctuaires de la cité autres que la cathédrale | Guerout (J.) | Pages 50-71 |
A la fin du Moyen Âge, l'île de la Cité, en-dehors de la cathédrale, des églises contigües (Notre-Dame-la-Ronde et Saint-Denis-du-Pas) et de la chapelle Saint-Aignan, ne comptait pas moins de 17 sanctuaires dont 13 au moins étaient antérieurs au milieu du XIIe siècle et ont tous disparu. Qu'en était-il à l'époque mérovingienne ? Des études récentes ont traité le Paris mérovingien dans son ensemble en réexaminant les textes subsistants de cette époque et en critiquant certaines des interprétations qui en avaient été faites. A leur suite, je vais reprendre ces textes dans la mesure où ils intéressent les sanctuaires de la Cité. |
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| Paris, de Clovis à Dagobert | Les bâtisseurs du Moyen Age |