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Dossiers d'Archéologie n° 302 du 01/04/2005 Numéro Normal Préhistoire en Asie du Sud-Est Depuis une vingtaine d'années, l’Asie du Sud-Est a vu se multiplier les travaux archéologiques de terrain. L'intérêt manifesté par les chercheurs vient en grande partie de la situation de la région, diverse et complexe à plusieurs échelles dès les temps anciens, carrefour entre les mondes chinois, indien et l'Insulinde, le continent et les îles. La fin des conflits régionaux explique aussi, en partie, les nombreuses fouilles menées souvent en coopération avec des équipes étrangères. La part prise par les chercheurs français, du C.N.R.S., de l’I.R.D. ou de l’E.F.E.O., avec le plus souvent le concours du Ministère des Affaires Étrangères, en collaboration avec les archéologues locaux, est loin d’être négligeable. Grâce, entre autres, à ces travaux, il est désormais possible de proposer un tableau cohérent des époques Pré- et Protohistoriques. Bien fourni et très varié ce dossier demeure un reflet partiel de la diversité archéologique sud-est asiatique. Encore mystérieuse et complexe l'Asie du Sud-Est dévoile peu à peu le secret des origines des hommes et des civilisations grâce aux efforts conjoints des membres des institutions scientifiques françaises qui travaillent en étroite collaboration avec leurs collègues locaux. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Coup de bambou sur la paléoanthropologie en Asie du Sud-Est | Zeitoun (V.) | Pages 2-5 |
À la toujours énigmatique présence des robustes Meganthropus et de deux, voire trois, espèces humaines : Homo erectus, Homo sapiens, Homo soloensis en Indonésie s’ajoute, depuis ces derniers mois, le petit par la taille (1 m-1,20 m) mais costaud par son effet sur la communauté des paléanthropologues : l’Homo floresiensis ! homme de Flores, meganthrope |
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| Présentation | Pautreau (J.-P.) et Zeitoun (V.) | Pages 6-15 |
Depuis une vingtaine d'années, l’Asie du Sud-Est a vu se multiplier les travaux archéologiques de terrain. L'intérêt manifesté par les chercheurs vient en grande partie de la situation de la région, diverse et complexe à plusieurs échelles dès les temps anciens, carrefour entre les mondes chinois, indien et l'Insulinde, le continent et les îles. La fin des conflits régionaux explique aussi, en partie, les nombreuses fouilles menées souvent en coopération avec des équipes étrangères. La part prise par les chercheurs français du C. N. R. S., de l’I. R. D. ou de l’E. F. E. O., avec le plus souvent le concours du Ministère des Affaires Étrangères, en collaboration avec les archéologues locaux, est loin d’être négligeable. Grâce, entre autres, à ces travaux, il est désormais possible de proposer un tableau cohérent des époques pré et protohistoriques. homo erectus, pléistocène, changements climatiques, hoabinhien, agriculture, sociétés sédentaires |
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| Les hommes fossiles en Asie du Sud-Est | Zeitoun (V.) | Pages 18-27 |
L'Asie du Sud-Est est le berceau historique de l'espèce Homo erectus puisque c'est en 1891 que, pour la première fois, le médecin hollandais Eugène Dubois en fit la découverte à Trinil, sur les berges de la rivière Solo, dans la partie centrale de l'île indonésienne de Java. Java, pithécanthrope, homo erectus, homo sapiens |
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| Ban Fa Suai | Zeitoun (V.), Forestier (H) et al. | Pages 28-31 |
Dans le cadre des recherches de terrain conduites par la Mission Paléolithique Française en Thaïlande, l’exploration du karst du nord du pays nous a permis de mettre au jour plusieurs sites avec des éléments fauniques pléistocènes et des objets lithiques se rapportant au Paléolithique. Parmi ceux-ci, le complexe de Doi Chiang Dao offre une image détaillée des sites pléistocènes en grottes tels qu’ils peuvent se rencontrer en Asie du Sud-Est. Il s’agit en effet le plus souvent d’abris ou de grottes qui se développent à la faveur des nombreux massifs calcaires. pléistocène, Thaïlande |
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| Données récentes sur l'industrie lithique ancienne | Zeitoun (V.), Forestier (H) et al. | Pages 32-35 |
| Thaïlande L'objectif de la Mission Paléolithique Française en Thaïlande est la mise en évidence d'indices de présence et de passage des premiers humains dans le nord de la Thaïlande. Le programme de cette mission française s'inscrit dans une dynamique et une démarche pionnière visant à établir la carte de sites préhistoriques inédits plutôt que de reprendre l’examen de sites déjà fouillés. Focalisée sur la période paléolithique, l'équipe pluridisciplinaire qui compose la mission est complémentaire du Mae Hong Son Archaeological Project (Dr. Rasmi Shocoondej, Silpakorn University, Bangkok) et de l'ancienne Mission Archéologique Française en Thaïlande (Dr. Jean Pierre Pautreau, UMR 6566, Rennes 1). débitage, façonnage, Huai Hin, outils, galet |
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| L'abri-sous-roche de Pha Mai | Pautreau (J.-P.) et Doy-Asa (T.) | Pages 36-39 |
En Asie du Sud-Est, de la Birmanie au Vietnam, et de la Chine à l’Indonésie, à la fin des temps glaciaires, les grottes et abris-sous-roches constituent des lieux privilégiés de séjour pour les derniers chasseurs-cueilleurs. Dans le nord de la Thaïlande, au sud-ouest de Chiang-Mai et non loin de la frontière birmane, la basse vallée de la Mae Chaem recèle plusieurs abris. Les parois de deux d’entre eux ont livré des peintures. Si à Obluang (Pha Chang), il ne subsiste que des traces des peintures anciennes, celles-ci sont bien conservées à Pha Mai. outillage, Thaïlande |
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| Les ateliers de taille de Nan | Pautreau (J.-P.), Santoni (M.) et Prishanchit (S.) | Pages 40-41 |
La province de Nan, frontalière du Laos, est la plus orientale de Thaïlande du Nord. La rivière Nan coule du nord au sud, bordée de collines aux altitudes légèrement supérieures à 300 m. Le plus haut sommet est le Doi Hin Kaew, avec 384 m d'altitude. C’est sur ces petits reliefs, au sud de la capitale provinciale et en rive ouest du cours d’eau, que dans le cadre d’un projet franco-thai, 19 sites ont été prospectés. Il s'agit pour l'essentiel d'ateliers de débitage et de fabrication d'outillage lithique, ainsi que de dépôts de pente consécutifs aux phénomènes d'érosion perturbant ces mêmes ateliers et peut-être dans de rares cas d'aires de travail où ont été utilisés des outils finis. Thaïlande, haches |
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| Sumatra, anthropologie, espace et temps | Forestier (H.) et al. | Pages 42-45 |
Grande rivale de Java au temps des empires marchands et des sultanats, l’île de Sumatra reste mal connue du point de vue de son peuplement. Elle est supposée être la première route migratoire préhistorique pour les populations venues d’Asie du Sud-Est continentale, mais bien peu de témoignages ont été recueillis de ces premières migrations. Si l’histoire du peuplement reste ainsi en grande partie à faire, il est également important de définir la manière dont les sociétés se sont adaptées, au fil du temps, aux environnements très contrastés que l’on rencontre dans l’île et à ses abords. La province de Sumatra Sud représente le terrain principal de cette approche. Volcan Dempo, karsts, mégalithe, sépultures |
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| Gens des karsts au Néolithique à Sumatra | Forestier (H.) et al. | Pages 46-49 |
Si le Paléolithique est pratiquement inconnu à Sumatra, les périodes plus récentes concernant Homo sapiens sapiens sont pour l’essentiel dans le même cas : un “no man’s land” en matière de recherches et de découvertes archéologiques. Néolithique, Sumatra, grotte, Indonésie, céramique, éclats, outils |
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| La fin des temps préhistoriques en Birmanie centrale | Pautreau (J.-P.) et Mornais (P.) | Pages 50-55 |
La fin des temps préhistoriques et le passage à l’Histoire restent très mal connus dans les régions septentrionales de l’Asie du Sud-Est. C’est pourtant là, au pied des contreforts himalayiens, que le passage à l’Histoire se produit de façon originale, avec la diffusion de l’hindouisme puis du bouddhisme en même temps que de l’écriture. Les bases religieuses et sociales mises alors en place constituent, encore de nos jours, l’originalité de ces contrées. Les relations avec les mondes indien et chinois sont déterminantes dans les peuplements Mônes et Pyu, à l’origine des premières civilisations urbaines et grandes constructions du Myanmar. âge du Bronze, âge du Fer, vallée de la Samon, sépulture, Myanmar |
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| Vallée de la Samon | Pautreau (J.-P.), Mornais (P.) et al. | Pages 56-58 |
| Sépultures de l'âge du Fer Un programme de recherche de la Mission archéologique française au Myanmar, financé par la Commission des fouilles du Ministère français des Affaires étrangères, vise à établir une chronologie des âges du Bronze et du Fer à travers l'étude des nécropoles protohistoriques dans le bassin de la rivière Samon, dans le centre du pays. C’est dans ce cadre qu’ont été étudiés les cimetières de Hnaw Kan (cf. Archéologia n° 383, novembre 2001), de Ywa Htin (cf. Archéologia n° 404, octobre 2003), et de Myo Hla (cf. Archéologia n° 411, mai 2004). Ces fouilles ont permis la mise au jour de plus d'une centaine de squelettes accompagnés d'un abondant mobilier céramique, métallique et de parures. La découverte de ces nécropoles de l'âge du Fer fait suite à la recherche, par les villageois, de perles en cornaline. Cette activité, fort lucrative, a provoqué la destruction partielle des sites. En 2003, à Myo Hla, c’est plus de 7 ha qui ont été ainsi détruits avant l’intervention des autorités. Les destructions ont d’ailleurs repris après le passage des archéologues ! sépultures, mobilier |
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| Les sépultures protohistoriques de Thaïlande du Nord | Pautreau (J.-P.), Mornais (P.) et Doy-Asa (T.) | Pages 60-66 |
La recherche préhistorique en Thaïlande a montré durant les 3 dernières décennies une vitalité extraordinaire. Au-delà de quelques découvertes trop hâtivement médiatisées, le phénomène apparaît particulièrement sensible pour le Néolithique et les âges des métaux. Le souci manifesté par les autorités thaïlandaises pour la conservation de leur patrimoine et le fait que le pays soit resté à l'écart des troubles connus par plusieurs de ses voisins expliquent en partie la multiplicité des travaux de terrain, menés souvent en coopération avec des équipes étrangères. Mais l'intérêt pour la Préhistoire thaïlandaise vient aussi, bien sûr, de sa situation, privilégiée dès les temps anciens, de carrefour entre les mondes chinois, indien et l'Insulinde. Ban Yang Thong Tai, Ban Wang Hai, mobilier, sépulture, bracelet, vases, anneaux |
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| Éléments de parure archéologiques en verre | Gratuze (B.) et Dussubieux (L.) | Pages 68-73 |
De nos jours, le terme “verre” se réfère plus à un état de la matière amorphe qu'à un matériau spécifique : on pourrait identifier le verre à un liquide figé. Dans un passé récent, le mot “verre” servait essentiellement à désigner un matériau élaboré par fusion complète d'un corps vitrifiant avec un fondant. perles, Inde, spectrométrie de masse, ablation laser, microscopie électronique |
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| La genèse des échanges à longue distance | Bellina (B.) | Pages 74-77 |
Dans le sous-continent indien, l’exploitation des gisements d’agate et de cornaline et la production de parures remonte au IIIe millénaire avant notre ère. Ces ornements apparaissent à partir des derniers siècles précédant l’ère chrétienne en Asie du Sud-Est, et constituent l’un des plus anciens témoins d’échanges avec le sous-continent indien qui nous sont parvenus. Une étude formelle combinée à l’analyse tracéologique des techniques de fabrication a permis de reconstituer les mécanismes essentiels encore méconnus de ces échanges, échanges qui ont eu une portée profonde sur les mouvements des savoirs de ces deux régions, ainsi que sur les complexes transformations économiques, sociales et culturelles qui s’y sont déroulées. parures en roches dures, Inde, agate, cornaline, Cambay, tambours en bronze, pendentif |
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| Nouvelles recherches dans le delta du Mékong | Manguin (P.-Y.) | Pages 78-81 |
| Le site de Oc Eo Entre 1997 et 2002, la Mission Archéologie du delta du Mékong, coopération entre l’Institut des Sciences sociales de Hô Chi Minh Ville et l’École française d'Extrême-Orient, avec l’appui de la Commission consultative des Recherches archéologiques à l’Étranger du Ministère des Affaires étrangères, a mené six campagnes de fouilles sur le complexe de sites de Oc Eo, du nom du site éponyme découvert par Louis Malleret. Funan, campagnes de fouilles, jarre |
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| Avant Angkor | Pottier (Ch.) | Pages 82-87 |
| Découvertes récentes Patiemment reconstituée par un siècle d'études basées principalement sur l'épigraphie et l’étude architecturale et stylistique des vestiges monumentaux, l'Histoire fait naître la région d'Angkor vers la fin du VIIIe siècle, au hasard des pérégrinations d’un jeune prince, Jayavarman II, qui règne brièvement à Hariharâlaya, cité qui a été identifiée avec la zone de Roluos, à une dizaine de kilomètres au sud-est d'Angkor. Jayavarman II poursuit sa route qui aboutit à libérer de la tutelle du roi de “Java” puis à unifier un pays divisé appelé alors Tchen-la dans les annales chinoises. Puis il revient s'installer définitivement à Hariharâlaya, après s'être fait sacrer “souverain universel” au sommet du Phnom Kulen en 802. Avec lui commence officiellement la période angkorienne. Et après lui, tous les souverains demeureront dans la région d'Angkor jusqu'à son abandon au XVe siècle, hormis une petite infidélité d'une vingtaine d'années de Jayavarman IV vers Koh Ker, un site situé à une soixantaine de kilomètres au nord-est. Jayavarman II apparaît donc non seulement comme le premier “roi suprême” à régner à Angkor, mais aussi et surtout peut-être comme le créateur de la royauté angkorienne, de sa titulature, de certains de ses cultes qui perdureront lors des règnes suivants. âge du Fer, Bakong, installations, sépultures, Prasat Prei Khmeng |
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| Préhistoire en Asie du Sud-Est | Les racines de l'Europe |