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Dossiers d'Archéologie n° 284 du 01/06/2003 Numéro Normal Vix, le cinquantenaire d'une découverte Pour célébrer le cinquantième anniversaire de la découverte de la tombe de Vix, les Dossiers d'Archéologie vous proposent aujourd'hui, en association avec le musée du Châtillonnais, un numéro unique. Il s'agit de replacer la tombe de la "Dame de Vix" dans un contexte géographique et historique plus large. En effet, cette tombe insigne n'a pas été creusée là par hasard ; elle s'inscrit dans une logique événementielle précise qu'elle doit avant tout à sa position géographique. La période à laquelle remonte la tombe – début du Ve siècle av. J.-C. – correspond à la fin du Premier âge du Fer ; c'est l'apogée du Mont-Lassois qui occupe une place stratégique sur la route de l'étain reliant les îles britanniques à l'Étrurie et à la Grande Grèce. Les artisans grecs et étrusques utilisaient l'étain pour fabriquer leurs objets en bronze, et la prospérité des Celtes de Vix est certainement liée à ce commerce ; elle semble suivre la création, par les Phocéens, de la cité grecque de Marseille en 600 av. J.-C. Plusieurs chercheurs sont regroupés ici pour nous livrer les résultats de leurs recherches sur le Châtillonnais, terre de passage et carrefour commercial et stratégique depuis la nuit des temps. Pour comprendre les raisons de la richesse historique et culturelle de cette partie de la Bourgogne du Nord, ne manquez pas de vous plonger dans ce numéro exceptionnel des Dossiers d'Archéologie. |
| Principaux articles référencés pour ce numéro |
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| Le paysage châtillonnais, mémoire d'Histoire | Petit (C.) et Wahlen (P.) | Pages 4-10 |
| Géographie historique Terre de passage entre Bourgogne et Champagne, le Châtillonnais recèle, de Vix aux grandes abbayes médiévales, les vestiges d’un riche passé. Aujourd’hui, en marge des bouleversements industriels contemporains, ce pays en déprise rurale conserve une mémoire intacte, tant environnementale qu’historique. Aussi, les principales mutations de son paysage, profondément façonné par l’Homme, sont-elles bien perceptibles, et ce, à différentes échelles chronologiques. Lornay, Griselles, photographies aériennes, Molesme, Vertault |
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| La Préhistoire du Châtillonnais | Pautrat (Y.) | Pages 12-17 |
Le couvert forestier du Châtillonnais influe directement sur notre connaissance actuelle du passé préhistorique de cette région, puisqu’il masque une part importante de ses indices ténus. La rareté des préhistoriens ayant travaillé sur cette région, l’absence de grands travaux générateurs de fouilles préventives, limitent encore cette connaissance. Pour avoir une idée du peuplement préhistorique du Châtillonnais, il convient donc de se tourner vers deux sources principales, malheureusement souvent imprécises : les archives (notes, lettres et rares articles publiés) et les objets conservés dans les réserves des musées ou les collections particulières. biface, Acheuléen, Grande Baume, Nicey, silex, menhir |
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| Archéologie en forêt | Pautrat (Y.) | Pages 18-23 |
| Un patrimoine peu à peu exploré La forêt, par la lenteur de son évolution, l'accumulation progressive de l'humus et l'apparition relativement récente de moyens d'exploitation mécanisée potentiellement destructeurs, constitue un milieu privilégié pour la conservation du patrimoine archéologique. Aisey-sur-Seine, Châtillon-sur-Seine |
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| Avant les Celtes | Mordant (C.) | Pages 24-27 |
| Le Châtillonnais à l'âge du Bronze L'âge du Bronze du Châtillonnais n'a que peu profité de fouilles récentes et la documentation reste encore basée, pour une large part, sur des fouilles et trouvailles anciennes. Le Châtillonnais possède un substrat calcaire et ses assises géologiques fournissent à profusion moellons, dalles et dallettes que l'activité humaine a de tout temps remaniés, structurés en de multiples constructions de pierres sèches. Les plus évidentes et spectaculaires ont été très tôt reconnues comme des tumuli, et leur exploration débute au XIXe siècle, dès l'époque fondatrice des recherches archéologiques en Bourgogne. En Châtillonnais, il est juste de mentionner E. Flouest ou le Dr. Brûlard parmi ces tout premiers érudits et chercheurs. Chaume-les-Baigneux, tumulus, Châtillonnais, rempart, outils |
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| Le Châtillonnais au Premier âge du Fer | Chaume (B.) | Pages 28-35 |
| De la chefferie à la résidence princière Le Châtillonnais est un secteur privilégié en Europe pour l’étude de l’évolution des sociétés du premier âge du Fer et l’observation du processus de stratification sociale croissant qui les caractérise. Cette période de la Protohistoire (800-450 av. J.-C), nous est surtout connue en Châtillonnais par le produit des fouilles de sépultures, pour l’essentiel mises au jour à la fin du XIXe siècle, et les recherches menées par Jean Lagorgette puis René Joffroy sur et autour du complexe aristocratique de Vix/le Mont-Lassois. poignard, tumulus, situle, chaudron, céramiques, Chaume-les-Baigneux, sanctuaire de Vix, Les Herbues, nécropoles |
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| La tombe princière de Vix dans son contexte historique | Rolley (C.) | Pages 36-43 |
| Protohistoire La découverte de la tombe de la “dame de Vix” a cinquante ans : mise au jour au début de 1953, exposée au Louvre avant de revenir à Châtillon-sur-Seine, bien présentée par son inventeur, René Joffroy, dans un gros article de 1954-1955, elle a été immédiatement commentée et reconnue comme une découverte exceptionnelle. Le mobilier, outre sa richesse d’ensemble, comprend au moins deux chefs-d’œuvre, propres à frapper un large public : le cratère à volutes en bronze, le plus grand qui nous soit parvenu, et le torque d’or, qui avait d’abord été interprété comme un diadème. Pour les archéologues et les historiens, c’étaient de nouveaux horizons qui s’ouvraient. Il a été clair dès le début que la tombe datait de la fin du VIe siècle av. J.-C. ou peu après. On connaissait un peu cette fin du premier âge du Fer – ou de la période hallstattienne, comme on dit souvent –, mais c’était la première fois qu’on découvrait une tombe de cette époque intacte, avec un matériel exceptionnellement riche et varié. cratère, œnochoé, tombes à char, réseaux, trafics, Dame de Vix, fibules, perles |
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| Le torque en or de la tombe princière de Vix | Haffner (A.) | Pages 44-50 |
| Protohistoire La défunte de la tombe princière de Vix, qui fut mise au jour en 1953, avait été ensevelie vers 500 av. J.-C. ; vêtue et richement parée, elle avait été déposée sur un char à quatre roues. Bien qu’issu d’une tradition de la civilisation de Hallstatt, le char présentait déjà toute une série de particularités techniques innovatrices qui allaient caractériser le début de la civilisation de La Tène. Nous verrons que le torque en or de Vix révèle lui aussi des traits techniques et iconographiques qui, ailleurs, ne s’affirmeront qu’en plein Ve siècle. vêtements, objets de la vie quotidienne, aristocratie celte, art celtique |
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| Archéologie aérienne en pays châtillonnais | Goguey (R.) | Pages 52-61 |
| Survol diachronique Depuis plus de 40 ans, le Châtillonnais a été l’objet de centaines de survols qui ont révélé un grand nombre de sites archéologiques. Les plus prestigieux concernent l’environnement de la résidence princière de Vix, les agglomérations antiques de Beneuvre, de Vertault et de ses sanctuaires, les grandes villas à cour péristyle de la “cuesta”. Plus modestes, les multiples plans de nécropoles et d’habitats protohistoriques, de “fermes” romano-celtiques, montrent que cette région était densément peuplée jusque sur les plateaux aujourd’hui recouverts par les forêts. Les troubles du Moyen ge ont laissé leur trace dans les emplacements de villages, de mottes et de châteaux-forts disparus. nécropole, habitat protohistorique, Pothières, les Herbues, Laignes, Molesme, Vertault, Griselles |
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| Le Douix de Châtillon | Coudrot (J.-L.) | Pages 62-67 |
| Une source fréquentée depuis la nuit des temps L’abbé Tridon décrivait en 1847 la source qui jaillit en plein cœur de Châtillon-sur-Seine dans ces termes : “La Douix, comme la Seine dont elle est la sœur, eut vraisemblablement son génie ; et le génie, son temple et ses autels. Au point de la montagne où cette fontaine est située, s’élève à 80 pieds de hauteur, une roche nue et coupée à pic ; on dirait la vieille façade d’un temple rustique couronnée de verdure ; c’est au pied de cette masse imposante, sous les arceaux d’une voûte rembrunie qui rappelle l’antre du vieux Protée que coule, fraîche et limpide, la source qui en habite les profondeurs”. opération de pompage, fibules en or, ex-voto gallo-romains, bustes jumeaux |
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| Les monuments funéraires de Nod-sur-Seine | Coudrot (J.-L.) et Deyts (S.) | Pages 68-75 |
| Période gallo-romaine Les monuments funéraires de Nod-sur-Seine constituent une des découvertes majeures faites en Bourgogne durant ces vingt dernières années. L’exploration du site a été conduite par René Paris de 1980 à 1986, puis reprise par Étienne Renard de 1991 à 1996. L’étude des éléments d’architecture qui a abouti à une première proposition de restitution, a été réalisée par Alexandre Pontet, architecte DPLG, grâce à un financement du Service Régional de l’Archéologie de la Ville de Châtillon-sur-Seine. statue féminine, Sempeter, sculptures, as, dupondius, Faustine I |
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| Le sanctuaire de Tremblois | Deyts (S.) | Pages 76-79 |
| Période gallo-romaine On peut suivre, sur le sol du fanum du Tremblois, les différentes étapes de la construction depuis les temples gaulois élevés en bois jusqu'aux derniers temples en maçonnerie de pleine époque gallo-romaine. La sculpture recueillie a été particulièrement fragmentée, jetée en dernier lieu dans des pierriers ; pourtant une étude précise de ces vestiges permet d'en dégager tout l'intérêt, montrant de plus qu'elle s'inscrit parfaitement dans la statuaire des différents sites alentour. fanum, ex-voto, sanctuaire, enfant au chien, fibules |
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| Un siècle de fouilles à Vertault | Jouin (M.) | Pages 80-87 |
| Période gallo-romaine La bourgade gallo-romaine de Vertault-Vertillum est située à 30 km au nord-ouest de Châtillon-sur-Seine, à proximité des frontières de trois départements, la Côte-d’Or, l’Aube et l’Yonne, sur un plateau calcaire dominant la vallée de la Laigne. murus gallicus, programme collectif de recherche, tabletterie, céramique, paléomanufacture métallique, commerce, artisanat, statues, caveau funéraire |
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| Molesme “Sur-les-Creux" | Petit (C.) et Wahlen (P.) | Pages 90-97 |
| Des banquets gaulois aux poissons gallo-romains Le site de Molesme, en cours de fouille, a été découvert en bordure de rivière, dans l’environnement immédiat de l’oppidum de Vertillum (Vertault). Son originalité réside dans la présence de grands bâtiments sur poteaux, peut-être à usage de banquets rituels de tradition celtique, mais aussi d’un grand bassin piscicole gallo-romain. enclos, banquets, amphore, bassin gallo-romain, habitations, denier |
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| Les sculptures du sanctuaire d'Essarois | Deyts (S.) | Pages 98-101 |
| Période gallo-romaine Dieu guérisseur local établi près d'une source, Vindonnus vit son nom associé au dieu guérisseur romain Apollon selon un usage fréquent dans la Gaule romaine. Il fut vénéré sans doute par une population surtout paysanne qui laissa dans son temple des offrandes dont le nombre et la qualité ne le cèdent en rien à ceux des Sources de la Seine. fronton, sanctuaire, statue, culte |
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| De saint Vorles à saint Bernard | Sapin (C.) | Pages 102-105 |
| Les fondations religieuses dans le Châtillonnais Saint Vorles, saint Valentin, saint Robert ou saint Bernard offrent entre le VIe et le XIIe siècle des images contrastées de la spiritualité dans le Châtillonnais. Ils constituent des exemples caractéristiques de fondateurs d’un socle de la vie religieuse en Bourgogne au début du Moyen ge. C’est en effet dans cette période haute que se forme, par une présence religieuse modèle et par ses effets d’encadrement régis par l’Église, une des bases de la société médiévale de cette région. occupation mérovingienne, christianisation, diptyque, abbaye Notre-Dame, inscription funéraire |
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| Le tombeau de saint Valentin et la crypte de Griselles | Sapin (C.) | Pages 106-109 |
| Moyen Âge Situé entre Tonnerre et Châtillon-sur-Seine, le site de Griselles est connu pour avoir été occupé dès la première moitié du VIe siècle par un saint ermite du nom de Valentin. Aujourd’hui, son sarcophage et la crypte sous l’église, devenue paroissiale, témoignent encore de la renommée du saint homme et de l’essor local de son culte. Les dernières recherches archéologiques sur le site en 2002 ont permis de mieux éclairer son origine. église, crypte, mausolée |
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| L'abbatiale de Molesme | Wahlen (P.), Petit (C.) et Camerlynck (C.) | Pages 110-113 |
| Regards croisés sur un monument disparu Il ne reste plus une pierre de l’abbatiale de Molesme. La confrontation des données issues des rares sources conservées et des techniques géophysiques permet-elle de lever un bout du voile sur la face cachée d’un imposant monument qui n’eut qu’une existence éphémère ? chœur, maçonneries, abbatiale |
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| L'ancienne sidérurgie | Benoît (S.) et Rignault (B.) | Pages 114-118 |
| Un patrimoine industriel omniprésent Le Châtillonnais compte parmi les régions de la France actuelle où la métallurgie du fer est le plus anciennement apparue, en relation avec la première expansion de la civilisation celtique, à l'âge de Hallstatt, entre les VIIIe et VIe siècles avant notre ère. Les études d'Albert France-Lanord sur les épées de cette période ont, en leur temps, mis en lumière le savoir-faire des forgerons gaulois du pays. À l'âge de La Tène, ainsi qu'à l'époque gallo-romaine, la production et l'usage du fer ont connu ici encore un développement plus ample, qu'atteste le très abondant matériel métallique provenant des fouilles de l'oppidum de Vertillium dans les collections du Musée de Châtillon. hauts fourneaux, métallurgie, logements ouvriers, forges |
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| Vix, le cinquantenaire d'une découverte | Périples antiques |