Dossiers d'Archéologie n° 299
Les Normands en Méditerranée

N° 299 - Décembre 2004/Janvier 2005

Version papier Le confort de la lecture papier à domicile sous 72h

9,80 €

Epuisé

ISSN : 9771141713005

Le grand public connaît l'histoire de Guillaume le Conquérant, mais celle des chevaliers normands de la péninsule Italienne et de Sicile demeure encore trop confidentielle et suscite toujours autant d'étonnement. Pourtant la réussite de ces imigrés normands, partis vers la Méditerranée sans projet défini, manifeste de la ténacité et le l'esprit d'initiative. Pour s'imposer dans un pays partagé entre Lombards, Byzantins et Arabes, il fallut que ces Normands de modeste origine fassent preuve de puissance physique et d'intelligence politique.

Sommaire

Introduction
Pour quelles raisons les Normands ont-ils émigré en Italie du Sud aux XIe et XIIe s. ?
L'archange saint Michel est-il à l'origine de la conquête ?
Les étapes d'une longue et difficile conquête
Les témoins des faits
L'installation des Normands en Apulie et en Calabre aux XIe et XIIe siècles
Le château de Scribla
Les mouvements militaires du comte Roger de Sicile de 1061 à 1072
Histoire du royaume de Sicile au XIIe siècle
Les chevaliers dans le royaume normand de Sicile
Les projets impérialistes des Normands à partir de l'Italie
Les Normands au Proche-Orient
Bohémond Ier, prince d'Antioche

L'alliance des Normands avec la papauté réformatrice

Le pouvoir conquis par les Normands en Italie du Sud fut reconnu par le pape Nicolas II au cours d'un synode réformateur réuni à Melfi, au mois d'août 1059. À cette occasion, le duc Robert Guiscard jura fidélité au pape en se déclarant son vassal (homo ligius). Richard d'Aversa, prince de Capoue fit de même. En outre, le duc devait verser au pape un cens annuel. L'alliance ainsi conclue succédait à l'hostilité précédente, notamment militaire (bataille de Civitate de 1053), qui avait vu l'Église de Rome s'opposer à la présence normande en Italie. Grâce à cet accord, le souverain pontife obtenait le soutien nécessaire à la papauté pour affronter à la fois l'Empire Germanique qui s'opposait à la pénible réalisation de la réforme de l'Église, et l'Empire d'Orient pour tenir tête au schisme du patriarche byzantin Michel Cérulaire (1054). À leur tour, les conquérants normands recevaient la légitimation de leur propre puissance. Les formes dans lesquelles fut conclue l'alliance déterminaient la possibilité pour le siège apostolique d'affirmer progressivement, au cours des siècles, la suprématie temporelle de l'Église de Rome (le dominium eminens) sur le royaume de Sicile considéré comme un fief et ?terre de propriété de l'Église?.

Auteur : Fodale (S.)

Magazine : Dossiers d'Archéologie n° 299 Page : 98-105

Les assises des rois normands de Sicile
Aspects communs dans l'art italien et anglo-normand aux XIe et XIIe siècles
La merveille de Monreale
La culture littéraire dans l'Italie normande
Le manuscrit de Pierre d'Eboli et la satire du pouvoir
Frédéric II, le dernier roi normand

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