Dossiers d'Archéologie n° 310
La musique au Proche-Orient ancien

N° 310 - Février 2006

Version papier Le confort de la lecture papier à domicile sous 72h

10,00 €

ISSN : 1141-7137

La musique constituait un des aspects majeurs de la civilisation du Proche-Orient ancien. Toutes les villes de la Mésopotamie participaient à la même culture musicale, utilisaient les mêmes instruments, se référaient aux mêmes façons de jouer, de chanter et de réciter ; il en allait de même pour la divination, la littérature, etc. Mais, malgré une assez grande uniformité de cet art, nous pouvons repérer des particularités locales, des spécialisations plus poussées, des centres d'apprentissage réputés. Cette diversité explique pourquoi les musiciens sillonnaient jadis les routes, envoyés par leurs maîtres, accompagnant ces derniers, ou au contraire quittant ceux qui les avaient jusqu'alors entretenus pour aller chercher fortune ailleurs. Ces musiciens et musiciennes emportaient avec eux leur art, leur savoir technique, et pouvaient certainement représenter à l'étranger leur ville d'origine, c'est-à-dire des écoles de musique plus ou moins prestigieuses ; les échanges qui s'effectuaient ainsi étaient sûrement des plus fructueux.

Sommaire

La musique dans l'art mésopotamien
Les instruments de musique au Proche-Orient ancien
La musique à Ebla
Les musiciens de la cour de Mari
Hommes, femmes et enfants dans la musique
Des saltimbanques

La musique des amoureux

Vers le milieu du XIIIe siècle av. J.-C., peu après qu'une petite-fille du grand roi hittite ait été mariée au souverain d'Ougarit, un scandale matrimonial bouleversa le royaume. On accusa la première dame de la cité-État d'Ougarit de s'amuser avec des nobles du pays, de ?ne cesser de jubiler? avec eux ; c'est de manière retenue, avec le mot akkadien siâhum ?rire joyeusement, flirter? qu'on décrivait l'infidélité conjugale. ?Rire? était alors un euphémisme pour l'union procréatrice et l'amour physique depuis au moins 700 ans, attesté dans des chants d'amour paléo-babyloniens. Déjà dans des chants sumériens du début du IIe millénaire, les verbes ?se réjouir?, ou ?pousser des cris joyeux? servaient à décrire les jeux amoureux.

Auteur : Groneberg (B.)

Magazine : Dossiers d'Archéologie n° 310 Page : 50-54

La louange des dieux et des rois
Chanter les victoires, déplorer les défaites
La musique chez les Hittites
La musique dans la Bible

Vous aimerez aussi

Les peintures murales du palais DE TELL AHMAR

Les peintures murales du palais DE TELL AHMAR

Les couleurs de l'empire assyrien

35,00 €

Découvrir
LA BIBLE ET L'ARCHEOLOGIE

LA BIBLE ET L'ARCHEOLOGIE

97,00 € 69,00 €

Découvrir
La vie préhistorique

La vie préhistorique

115,00 € 39,00 €

Découvrir
Les Sarcophages égyptiens en terre cuite

Les Sarcophages égyptiens en terre cuite

71,00 € 29,00 €

Découvrir